| |

bulletin
en PDF
(945 Ko)

Du côté de votre notaire
Du
côté du parlement
Le
point sur
Du
côté de l'Europe
Flash
Fiscal
Stratégie Patrimoniale Internationale
LE
DOSSIER - Les actifs immobiliers : Vendre, titriser, délocaliser :
comment arbitrer ?
Du
côté des tribunaux

Stratégie Patrimoniale

Copropriété

Environnement

Droit Public
-
Urbanisme et
Aménagement

Immobilier
Institutionnel
et
Promotion
Immobilière

Droit bancaire et
financier

Droit Fiscal

Droit des Affaires

|
|

LES
ARCHIVES
LE BULLETIN DE CHEUVREUX N° 3- septembre 2003

DU COTE DE VOTRE NOTAIRE

Le 4 novembre 2003 se déroulera la Conférence annuelle GRIDAUH-Chambre
des Notaires de Paris à l’Hôtel Concorde-Lafayette.
Elle abordera le thème de l’affectation et de la destination
en matière de construction et d’urbanisme. Pour rappel, Bruno
Cheuvreux est le représentant de la Chambre des Notaires de Paris
au sein du GRIDAUH (Groupement de Recherches sur les Institutions et le
Droit de l'Aménagement, de l'Urbanisme et de l'Habitat).
Antoine Allez interviendra avec Lauris Leclerc (GFF Institutionnel) et
Albert Malaquin sur le thème de l’externalisation du patrimoine
immobilier de société au cours du salon international de
l’immobilier d’entreprise Real Expo 2003 qui se tiendra du
6 au 8 octobre à Munich.
Jean-Philippe Mabru interviendra le 1er octobre et le 3 décembre
2003 lors de deux formations EFE ayant pour thème l’organisation
et la protection du patrimoine privé et professionnel. Son intervention
portera notamment sur la mobilité internationale (plus de renseignements
sur le site : www.efe.fr ).
Michèle Raunet et Jean-Pierre Brulon interviendront le 26 septembre
2003 lors d’une formation de l’Association des Etudes Foncières
(ADEF) sur le thème de la division en volumes.
Le 23 septembre 2003, Michèle Raunet assurera une formation organisée
par les Editions du Moniteur sur le montage des opérations immobilières.
L’AJDA a publié un article de Michèle Raunet intitulé
« ZAC et PLU » dans le numéro 29 du 8 septembre 2003.
Cet article sera prochainement en ligne sur le site internet de l’Etude
Cheuvreux dans la rubrique « Publications » (www.cheuvreux-associes.fr).
DES CLIENTS NOUS ONT DEMANDE…
Dans les statuts d'une Société par Actions Simplifiée
(SAS), est-il possible de prévoir l'exclusion automatique d'un
associé, à des conditions financières déterminables
selon une méthodologie précise, et ceci, soit à l'unanimité,
soit à une majorité qualifiée ?
- Les statuts d'une SAS peuvent contenir une clause d'exclusion d'un
associé. Ils peuvent prévoir, dans les conditions qu'ils
déterminent, qu'un associé peut être tenu de céder
ses actions.
Ils peuvent également prévoir la suspension du droit de
vote de cet associé tant que celui-ci n'a pas procédé
à cette scission (art L 227-16 du Code de commerce).
- Concernant les modalités, les statuts doivent définir
les motifs et la procédure d'exclusion :
Les motifs peuvent être par exemple :
- l'exercice par un associé d'une activité concurrente,
- la violation des statuts,
- une mésentente grave aboutissant à un blocage du fonctionnement
de la société.
D'autres motifs sont envisageables, la loi accordant la plus grande
liberté aux rédacteurs des statuts. Afin d'éviter
toute discussion sur le motif d'exclusion, les causes doivent être
précisées avec le plus grand soin (à éviter
la formule "pour justes motifs").
La procédure doit être décrite dans les statuts
qui doivent déterminer l'organe compétent pour décider
l'exclusion (groupe d'associés…) et organiser avec soin
le déroulement de la procédure :
- information de l'associé concerné et des autres associés,
- conditions dans lesquelles il pourra présenter sa défense,
- modes de consultation des associés et conditions d'exercice
du droit de vote,
- définition du mode de rachat des actions de l'associé
exclu : rachat par les autres associés, par un tiers, par la
société et prévoir la suspension des droits de
vote de l'associé jusqu'au rachat.
- L’indemnisation est constituée par le rachat des actions
à l'associé exclu : si les statuts ne règlent pas
les modalités de détermination du prix, le prix doit être
fixé par accord entre les parties ou, à défaut,
à dire d'expert. Il faut éviter en pratique un prix établi
à l'avance (risque de clause léonine). La fixation du
prix par expert est la solution la plus simple et la moins dangereuse.
Si les actions sont rachetées par la société, celle-ci
doit les céder dans un délai de six mois ou les annuler
au moyen d'une réduction de capital (art L.227-18 du Code de
commerce).
Lorsque la SAS a subi un préjudice en raison du comportement
de l'associé exclu, il peut être prévu dans les
statuts de faire supporter à cet associé une indemnité
compensatrice.
L'associé exclu peut saisir les tribunaux afin de faire annuler
la mesure d'exclusion pour insuffisance de motifs ou violation de la
procédure. Il semble qu'une telle annulation ne peut se traduire
que par l'allocation de dommages intérêts, l'associé
évincé ne pouvant obtenir une réintégration.
En conclusion, le principe de la présence d'une clause d'exclusion
dans les statuts est admis par le Code de commerce, sa mise en œuvre
requiert néanmoins une grande vigilance concernant la rédaction
de cette clause. A préciser qu'il n'y a pas de jurisprudence
en la matière.


retour au sommaire
|
|