bulletin en PDF
(315 Ko)

Du côté de votre notaire

Du côté du parlement

Du côté d'internet

Flash fiscal

LE DOSSIER - Droit des
Affaires


Du côté des tribunaux

Stratégie Patrimoniale
Copropriété et
Organisation Juridique
des Ensembles
Immobiliers

Immobilier Institutionnel
et Promotion Immobilière
Urbanisme,
Aménagement Urbain
Droit Public
Droit des Affaires
Droit fiscal


 

retour sommaire
suivantprécédentLES ARCHIVES

LE BULLETIN DE CHEUVREUX N° 3 - Septembre 2001


Du côté des Tribunaux
URBANISME ET AMENAGEMENT

Travaux réalisés irrégulièrement - conséquences sur les permis de construire demandés ultérieurement

Cet arrêt rappelle que dans le cas où un immeuble est édifié en violation des prescriptions du permis de construire, un permis modificatif portant sur des éléments indissociables de cet immeuble ne peut être légalement accordé que s'il a pour objet la régularisation de l'ensemble du bâtiment. Cet arrêt précise également qu'une telle exigence ne trouve pas à s'appliquer dans le cas où le permis de construire initial concerne plusieurs immeubles distincts et où la modification demandée ne concerne pas ceux des immeubles qui ont été édifiés en violation de ce permis de construire.
CE 25 avril 2001, M et Mme Ahlborn, req n°207095

Dossier de demande de permis de construire - contenu - zones d'anciennes carrières

A Paris notamment, les problèmes liés à la présence d'anciennes carrières sont très fréquents. Le juge rappelle toutefois qu'à l'occasion d'une demande de permis de construire, il ne peut pas être exigé du pétitionnaire qu'il réalise à ses frais une étude de l'état d'une carrière sous-jacente.
CAA Paris 27 février 2001 Magerand - Droit Adm. juin 2001, p. 34

Titre habilitant à construire - compromis de vente - conflit avec le vendeur

Un compromis de vente constitue un titre habilitant à construire même s'il existe un litige entre le bénéficiaire du compromis et le vendeur, au sujet du litige concernant la vente du fonds de commerce exploité dans l'immeuble et le paiement des loyers dus par l'exploitant du fonds.
CE 30 mars 2001, Commune de Chatillon sur Chalaronne - Droit Adm. Juillet - Août 2001, p. 23

Permis tacite - défaut de prescription de la participation pour raccordement à l'égout - retrait - nouveau permis assorti de la participation
Une société avait obtenu un permis de construire tacite. Par définition, aucune contribution d'urbanisme n'avait été mise à sa charge au titre de l'article L. 332-6-1 du Code de l'urbanisme. Le Juge administratif a considéré que le maire avait pu légalement retirer ce permis tacite pour illégalité et lui substituer un permis dans lequel étaient mises à la charge de la société les contributions prévues à l'article précité.
TA Lille 5 octobre 2000 Préfet de la Région Nord Pas de Calais, préfet du Nord / commune de Lambersart - BJDU 2/ 2001 p. 98

Prescriptions du permis de construire - légalité

Cette réponse ministérielle vient préciser qu'un permis de construire peut comporter des prescriptions non prévues par le règlement de la zone du document d'urbanisme opposable (POS/PLU) ou excédant les exigences de celui-ci, dès lors que ces prescriptions répondent aux critères de l'article L. 421-3 du Code de l'urbanisme.
RM à MJ Zimmermann JOAN 2 avril 2001- BJDU 2/ 2001 p. 141

NORMES SUPRA COMMUNALES


SCOT - zone réservée aux espaces verts - implantation d'activités artisanales

Un POS prévoyant l'implantation d'activités artisanales est incompatible avec le schéma directeur qui classe ce secteur en "espaces verts, parcs urbains ou zones rurales protégées" compte tenu de la surface des parcelles sur lesquelles cette implantation est prévue.
CE 26 mars 2001 SARL Le Blanc Coulon - Droit Adm. juin 2001, p. 33

PREEMPTION

Préemption - motivation - relogement - mise en œuvre d'une politique de l'habitat

Une commune peut exercer son droit de préemption pour permettre le relogement de personnes évincées en raison d'opération d'aménagement, à condition que ce relogement soit lié à une action de politique locale de l'habitat. Le Conseil d'Etat précise, par ailleurs, que la politique locale de l'habitat implique le développement organisé d'une offre de logements adaptés aux besoins propres de chaque catégorie de population. Ainsi, le seul relogement ne peut pas constituer une opération ou action d'aménagement justifiant l'exercice du droit de préemption.
CE 6 avril 2001 Commune de Montreuil - Collectivités Territoriales, juillet 2001, p. 25

PLAN LOCAL D'URBANISME

Règles d'implantation des constructions par rapport aux voies - interprétation

Ces deux arrêts sont très intéressants car ils apportent des précisions sur la manière dont le Conseil d'Etat interprète les dispositions d'un règlement de POS/PLU concernant l'implantation des constructions par rapport aux voies (article 6). Le premier précise que la disposition du POS, qui prévoit qu'aucune construction ne peut être implantée au-delà d'une bande de 30 mètres à partir de l'alignement des voies publiques, ne s'applique qu'aux terrains situés en bordure de voies. Le second précise d'une part, que l'alignement à défaut de précision en sens contraire doit s'entendre de la limite du domaine public au droit des parcelles privées et d'autre part, qu'en cas de dispositions spécifiques dans le document d'urbanisme pour les parcelles situées à l'angle de deux voies publiques, celles ci ne s'appliquent pas si une parcelle est à l'angle d'une voie publique et d'une voie privée.
CAA Douai, 18 janvier 2001, CE 16 mars 2001, M et Mme Chomel - BJDU 2/ 2001 p. 87 et s.

AFFECTATION

Locaux à usage professionnel - dérogation - critères d'appréciation

Après avoir rappelé que le préfet ne peut légalement motiver une autorisation d'affecter à titre dérogatoire un local à usage d'habitation à usage professionnel au sens de L. 631-7 du Code de la construction et de l'habitation, que pour des considérations tirées du nombre de logements disponibles dans la commune ou l'agglomération, le Conseil d'Etat a considéré que le préfet de Paris avait pu légalement fonder sa décision. En effet, le local objet de la demande de dérogation était situé dans un arrondissement de Paris où le partage entre les activités et l'habitation est nettement déséquilibré au détriment de ce dernier pour refuser une telle dérogation.
CE 15 décembre 2000, Levy - MTP, 10 août 2001, p. 127

URBANISME COMMERCIAL

Autorisation d'exploitation commerciale - projet supérieur aux moyennes - illégalité

Après avoir rappelé que l'un des principes d'orientation de la loi Royer est d'éviter "qu'une croissance désordonnée des formes nouvelles de distribution ne provoque l'écrasement de la petite entreprise et le gaspillage des équipements commerciaux", le Conseil d'Etat a annulé une autorisation d'exploitation commerciale ayant pour objet de créer une surface de vente nouvelle de 3000m² au centre Ville d'Arcachon. Il a, en effet, considéré que la surface ainsi créée augmentait de manière importante la densité des grandes et moyennes surfaces dans la zone de chalandise considérée et aurait ainsi pour effet de provoquer un déséquilibre entre les différentes formes de commerce, au détriment des équipements de dimension modeste.
CE 4 avril 2001, SARL SAAG, Droit Adm. Juillet 2001, n° 180

SERVITUDES D'URBANISME

Servitude et acte de vente

La servitude contenue dans le cahier des charges d'un lotissement, régulièrement publié, est opposable à tous quand bien même cette dernière n'est pas relatée dans l'acte de vente.
Cass civ.3, 20 déc. 2000, Failet / Comte et Arens - RDI, avril- juin 2001, p150

ENVIRONNEMENT

Enquête publique - modification de l'étude d'impact

Une fois l'enquête publique close, les évaluations scientifiques des risques géologiques et hydrauliques de l'étude d'impact liées à la réalisation de projet d'aménagement peuvent être complétées mais non modifiées.
CE, 09 mai 2001, GFA et Grpt Forestier du Domaine de la Cabanne - MTP, 20/07/2001, p 53

Site pollué - responsabilité locataire

Le terrain d'assiette d'une ancienne station service s'est révélé pollué aux hydrocarbures. Il a été jugé que la compagnie pétrolière, propriétaire des cuves et des carburants en avait la garde matérielle et juridique et que le locataire-gérant était insuffisamment informé pour être tenu pour responsable.
Civ.2, 12 octobre 2000, BP France MTP 08 juin 2001, p 97

Sols pollués et dernier exploitant

Le dernier exploitant d'une installation classée répond des pollutions du site causées par un exploitant antérieur. La présomption de responsabilité n'est écartée que par la preuve de la non exploitation de l'assiette foncière par le dernier occupant.
CAA Douai, 25 février 2001, Mr et Mme Joveneaux MTP, 08 juin 2001, P 97

Les aspects financiers de la convention publique d'aménagement

La loi SRU a remplacé la concession d'aménagement pour la convention publique d'aménagement. Il ne s'agit pas seulement d'un changement de terminologie, les innovations sont importantes et distinguent encore plus ces conventions des conventions d'aménagement ordinaires. L'auteur fait un premier point sur ces questions.
P. Giami - Etudes foncières, n°91, mai juin 2001, p. 30

suivantprécédent

retour au sommaire