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 LES
ARCHIVES
LE BULLETIN DE CHEUVREUX N° 3
- Septembre 2002

DU COTE DU PARLEMENT (suite)

REPONSE MINISTERIELLE
Copropriété - vente d'un local accessoire
et droit de préemption urbain (DPU)
Une réponse du Secrétaire d'Etat au logement du 6 août
2001 (RM N°60165) semble rompre avec l'incertitude sur la situation
de la vente du local accessoire d'une copropriété au regard
du champ d'application du DPU renforcé. Madame la secrétaire
d'Etat apporte une solution précise et utile : dés lors
qu'il ne possède qu'un local accessoire dans un immeuble soumis
au régime de la copropriété depuis plus de 10 ans,
son propriétaire n'est pas tenu à la purge du droit de préemption
non renforcé.
Source : étude par Damien DUTRIEUX JCP ed N. du 1er février
2002.
EN PROJET
Une refonte de la loi SRU à l'automne
Devant le Sénat, Jean-Pierre Raffarin est revenu sur les grandes
lignes de sa politique générale en y apportant quelques
précisions. Le Premier ministre a notamment promis une réforme
de la loi SRU dans le cadre d'un projet de loi visant à inscrire
la région dans la Constitution et à autoriser l'expérimentation
locale. De plus, le ministre délégué aux Libertés
locales Patrick Devedjian a évoqué une révision "dans
le sens de la simplicité et de la facilité d'exécution"
des lois sur l'intercommunalité, sur l'aménagement du territoire
et sur la solidarité et le renouvellement urbains (SRU).
Fin de l'indice du coût de la construction
Le ministre du Logement, Gilles de Robien, a demandé à
la commission nationale de concertation qui réunit les représentants
des bailleurs et des locataires de lui adresser un avis sur la constitution
d'un nouvel indice du coût de la construction (ICC) avant fin septembre.
Cet indice devrait "avoir une évolution plus lisse" que
celle de l'actuel indice du coût de la construction "afin d'éviter
les soubresauts que les loyers ont connus ces dernières années",
a expliqué le ministère dans un communiqué.
Monument historique et rôle des collectivités
locales
Le ministère de la culture vient de mettre en place une commission
destinée à examiner les conditions d'évolution de
la répartition des compétences dans le domaine du patrimoine
entre l'État, les collectivités locales, les associations
et les propriétaires publics et privés, et l'amélioration
des partenariats actuels. Cette commission s'inscrit dans la perspective
d'une loi de programme sur les monuments historiques et dans le cadre
des réflexions sur la décentralisation engagées par
le Premier ministre. Son rapport devra être remis pour le 15 novembre.
Nouvelle proposition de loi portant réforme
du droit des successions
Les sénateurs Jean-Jacques Hyest et Nicolas About ont déposé
au Sénat une nouvelle proposition de loi portant réforme
du droit des successions. Elle comporte notamment une importante réorganisation
du régime de l'acceptation bénéficiaire de nature
à mieux protéger les créanciers tout en donnant plus
de souplesse aux héritiers. Elle raccourcit les délais de
l'option héréditaire, permet l'administration temporaire
de la succession par un mandataire qualifié et assouplit les règles
du partage. La proposition de loi qui s'appuie notamment sur les travaux
du doyen Carbonnier et du professeur Catala, propose de réécrire
complètement le titre Ier du livre troisième du code civil
relatif aux successions de manière, à la fois, à
clarifier les règles d'ouverture, de transmission, de liquidation
et de partage des successions et à apporter d'utiles modifications
de fond.
Prescription généralisée à
10 ans
La Cour de cassation, dans son rapport annuel pour l'année 2001,
propose de fixer à dix ans la durée maximale de prescription
des actions obligations et de rapprocher ainsi la prescription générale
contractuelle de trente ans de la prescription délictuelle afin
de mettre un terme aux nombreuses incohérences. En effet, cette
disparité conduit à appliquer des délais de prescription
différents pour les victimes d'un même acte selon qu'il existe
ou non un lien contractuel entre elles et le responsable du dommage. Par
là même, les courtes prescriptions qui concernent, entre
autres, les loyers et les salaires seraient rallongées de cinq
à dix ans.
Réforme de la réglementation applicable
aux agents immobiliers
Bernard Worms, directeur de l'agence nationale d'information sur le logement
(ANIL), a établi un rapport* à la demande du secrétariat
d'Etat au logement sur les réformes à apporter à
la loi Hoguet réglementant les professions d'agents immobiliers,
administrateurs de biens et syndics de copropriété. Il préconise
une modernisation de la réglementation, et notamment une simplification
des cartes professionnelles, des garanties renforcées et une plus
grande transparence dans l'exercice professionnel. Le bon de visite serait
ainsi interdit. Certains nouveaux services (mesurage Carrez, aides au
déménagement
) pourraient faire l'objet d'une facturation
distincte de la rémunération d'entremise. Les transactions
portant sur des locaux autres que l'habitation ne relèveraient
plus de la loi Hoguet mais de la liberté contractuelle. A suivre
*Livre blanc "Moderniser la réglementation des activités
immobilières"
 

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