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 LES
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LE BULLETIN DE CHEUVREUX N° 3
- Septembre 2002

DU COTE DU PARLEMENT

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Nouveau contenu du livret de famille
suite à la réforme des droits du conjoint survivant
La loi n°2001-1135 du 3 décembre 2001 relative
aux droits du conjoint survivant et des enfants adultérins
et modernisant diverses dispositions de droit successoral, a prévu
en son article 22, d'adapter les mentions figurant dans le livret
de famille à la nouvelle situation en vigueur depuis le 1er
juillet 2002.Désormais, une information sur le droit de la
famille, notamment sur les droits du conjoint survivant, est délivrée
au moment de l'accomplissement des formalités préalables
au mariage. Un document d'information sur le droit de la famille
sera annexé au livret de famille, dont la teneur et les modalités
de délivrance sont précisées par l'arrêté
du 26 juillet 2002 (JO du 6 août 2002).
Ces renseignements portent notamment sur l'état civil et
la délivrance des copies ou extraits d'actes de l'état
civil, d'acte de mariage, mais également sur les différents
régimes matrimoniaux, la filiation, la transmission du nom
patronymique, les droits de l'enfant naturel qui sont désormais
les mêmes que ceux de l'enfant légitime.
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A NOTER AU JOURNAL OFFICIEL
Formalités d'inscription au RCS des sociétés
civiles constituées avant 1978
Un décret n° 2002-1085 du 7 août 2002, publié
au Journal officiel du 11 août, modifie le décret n°
84-406 du 30 mai 1984 relatif au registre du commerce et des sociétés.
Il ajoute un article 83-1 relatif aux sociétés civiles constituées
avant le 1er juillet 1978, lesquelles ont l'obligation de s'immatriculer
en application de la loi NRE avant le 1er novembre prochain. Ces dernières
doivent déposer "en annexe au RCS, au plus tard en même
temps que la demande d'immatriculation, deux exemplaires des statuts mis
à jour, établis sur papier libre". Les sociétés
déclarées dans ces conditions seront dispensées des
formalités de publication dans un journal d'annonces légales.
Révision du prix de base au mètre carré
des loyers de locaux d'habitation ou à usage professionnel
Le décret (n°2002-1092) du 7 août 2002, modifie comme
chaque année, le décret (n°48-1881) du 10 décembre
1948 déterminant les prix de base au mètre carré
des locaux d'habitation ou à usage professionnel. A compter du
1er juillet 2002, les loyers des baux soumis à la loi de 1948,
peuvent être augmentés, dans certaines limites. Le loyer
est majoré chaque année d'une fraction du loyer applicable
au cours du dernier mois de la période précédente,
dont le taux de majoration est fixé à compter du 1er juillet
2002 à 5%. S'ils sont établis selon la surface corrigée,
les loyers peuvent être augmentés au maximum de 6% dans l'agglomération
parisienne, et 4% dans les autres zones.
L'application de ces augmentations ne peut entraîner un dépassement
des prix de base de la valeur locative mensuelle des locaux fixés
par le décret.
Lutte contre le saturnisme renforcée
Le gouvernement met en place une gestion informatisée des informations
relatives aux risques liés à la présence de plomb
dans l'habitat dégradé ( arrêté du 25 juill.
2002 - JO du 6 août). Chaque DDASS et chaque DDE disposeront de
l'ensemble des données informatiques concernant son département
(immeubles concernés et nom des occupants). Ces informations seront
également accessibles aux différents services engagés
dans la lutte contre le saturnisme. Cet arrêté fait suite
à une circulaire n°2002-35 du 30 avril 2002 (BO du Ministère
de l'Equipement) relative au suivi et à l'évaluation de
la mise en uvre des mesures d'urgence contre le saturnisme.
Vente de logements HLM : décret d'application
de la loi SRU
La loi SRU, complétée par un décret et un arrêté
du 3 mai 2002, ouvre aux OPAC, aux SA d'HLM, aujourd'hui dénommées
" entreprises sociales pour l'habitat " (ESH) et aux sociétés
coopératives de production d'HLM la possibilité de produire
des logements (construction, acquisition-amélioration) destinés
à des personnes aux revenus modestes, en vue de leur vente aux
occupants ou à des bailleurs qui les loueront dans le cadre des
dispositifs Besson ou Lienemann. Cette mesure est applicable aux contrats
de réservation conclus depuis le 5 mai 2002. Le décret fixe
les conditions de ressources et les modalités de fixation du prix.
Entrée en vigueur du principe de pérennité
du parc locatif social
Les logements locatifs HLM qui changent de propriétaire restent
désormais soumis aux règles d'attribution sous conditions
de ressources et de loyer maximum. Afin d'assurer la pérennité
du parc locatif social, la loi SRU du 13 décembre 2000 a posé
le principe du maintien des règles d'attribution propres à
ce parc (conditions de ressources et plafonds de loyer) en cas de transfert
de propriété de certains logements sociaux appartenant ou
ayant appartenu aux organismes d'HLM.
Ce dispositif est entré en vigueur le 18 juillet 2002 avec la parution
du décret n°2002-995 du 9 juillet 2002 qui en fixe les modalités
et l'applique aux logements HLM construits ou acquis (avec ou sans amélioration)
avec l'aide financière de l'État ou conventionnés
à l'APL.
Le dispositif prévoit le maintien de l'attribution sous conditions
de ressources et de l'encadrement des loyers. Les baux successifs doivent
comporter des mentions obligatoires.
Signature électronique : arrêté
relatif aux prestataires de certification
L'arrêté du 31 mai 2002 relatif à la reconnaissance
de la qualification des prestataires de certification électronique
et à l'accréditation des organismes chargés de l'évaluation
est paru au Journal Officiel du 8 juin 2002. Cet arrêté achève
pour la France le dispositif de signature électronique harmonisé
au niveau européen. Des organismes d'évaluation accrédités
par le COFRAC (comité français d'accréditation) délivreront
notamment les qualifications. Elles s'effectueront selon les spécifications
techniques reconnues en la matière et permettront de garantir le
niveau de confiance des passeports numériques utilisés pour
les transactions électroniques.
Par ailleurs, ce schéma de qualification pourra être étendu
à l'ensemble des activités de tiers de confiance.
Associations et opérations de prêts
Le décret n° 2002-652 du 30 avril 2002 définit la procédure
et le régime de l'habilitation requise pour la réalisation
d'opérations de prêts à titre onéreux par les
associations. Cette habilitation est délivrée par un comité
d'habilitation institué auprès du ministre chargé
de l'économie. Les obligations et les caractéristiques des
prêts consentis par les associations habilitées sont précisées.
Ces prêts ne peuvent être alloués que durant les cinq
premières années suivant la création de l'entreprise.
Durant ce délai, un seul prêt peut être consenti par
entreprise. Il ne peut excéder 10 000 €. Ces associations
ont également l'obligation de provisionner les prêts contentieux
ou douteux à hauteur des pertes probables.
Mesures de sécurité renforcées dans
les HLM et les copropriétés
Les bailleurs sociaux devront, à compter du 1er janvier 2003,
mettre en place dans les immeubles collectifs des mesures de sécurité
afin d'assurer la tranquillité des résidents.
Pour bénéficier de l'intervention des forces de l'ordre
prévue par l'article L. 126-2 du CCH en cas de troubles dans les
immeubles collectifs, les bailleurs de certains immeubles sont tenus d'organiser
le gardiennage et la surveillance des bâtiments et de prendre les
mesures propres à éviter des risques manifestes pour la
sécurité et la tranquillité des locaux. Les conditions
de mise en uvre de l'obligation de gardiennage ont déjà
été définies. Restaient à déterminer
les dispositifs de sécurité que ces mêmes bailleurs
sociaux doivent installer dans l'immeuble. C'est chose faite avec le décret
du 3 mai 2002 n°2002-824 dont l'entrée en vigueur est fixée
au 1er janvier 2003 qui fixe notamment les règles concernant la
limitation des accès aux immeubles et aux parkings ainsi que leur
éclairage.
A NOTER AUX BULLETINS OFFICIELS
Apport pur et simple d'un immeuble personnel à
l'un des futurs époux
L'administration vient d'apporter des précisions sur les modalités
de taxation à la taxe de publicité foncière de l'apport
à la communauté d'un immeuble personnel à l'un des
futurs époux lors de la conclusion d'un contrat de mariage.
Dans l'hypothèse d'un apport d'un immeuble propre par l'un des
époux par contrat de mariage, ce changement a pour effet de conférer
à l'immeuble le statut d'immeuble commun et d'attribuer ainsi sur
ce bien à l'autre époux des droits réels immobiliers.
Cette mutation doit être publiée au bureau des hypothèques
et soumise à une taxation à hauteur de la moitié
de la valeur du bien apporté.
En ce qui concerne un apport d'un immeuble indivis, lorsque les futurs
époux ont déjà acquis un immeuble préalablement
à leur union, il y a lieu de tenir compte de la fraction de droits
détenus par chacun des futurs conjoints. Seul est taxable l'apport
à la communauté d'un bien indivis détenu dans des
proportions inégales avant le mariage. En effet, le futur époux
qui disposait de la quotité de droit indivis la plus faible a désormais
vocation à la moitié du bien et bénéficie
ainsi de droits réels nouveaux. Par conséquent, dans cette
situation, il y a taxation à hauteur des droits réels auxquels
l'époux bénéficiaire a désormais vocation.
Les précisions apportées sur l'assiette de la taxe de publicité
foncière sont également applicables à l'assiette
des salaires du conservateur des hypothèques.
BOI 10 G-1-02 n° 90, 17 mai 2002
Circulaire relative à l'archéologie préventive
Le Bulletin officiel du ministère de la Culture et de la Communication
n°129 (mai 2002) publie une circulaire n°2002/005 du 25 février
2002 adressée aux Préfets. Elle concerne les modalités
de leur pouvoir de prescription en matière d'archéologie
préventive (champ d'application, contenu, moment d'intervention
et effets). Ces prescriptions interviennent à l'occasion des projets
d'aménagement et ont pour objet de permettre la détection,
la conservation ou la sauvegarde par l'étude scientifique des éléments
du patrimoine archéologique affectés ou susceptibles d'être
affectés par des travaux d'aménagement.
Circulaire relative au retrait des décisions
administratives
Le Conseil d'Etat a modifié dans un arrêt du 26 octobre 2001
les règles de retrait des décisions individuelles explicites
créatrices de droits lorsqu'elles sont illégales. Sous réserves
de dispositions contraires, le retrait ne peut intervenir désormais
uniquement dans le délai de 4 mois après la prise de décision
(signature de l'acte ou délibération). Ce délai ne
se confond plus ni avec le délai de recours contentieux ni avec
la possibilité pour une administration de retirer à tous
moments un acte créateur de droits illégal.
Une récente circulaire commente toutes les conséquences
de ce revirement de jurisprudence au regard des autorisations de construire
(permis de construire, de démolir
explicite ou implicite),
des autorisations d'urbanisme (certificat d'urbanisme, déclaration
de travaux
)
Circ. N°2002-27 du 23 avril 2002 (BO du ministère de l'Equipement
n°2002-9).
 

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