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LES
ARCHIVES
LE BULLETIN DE CHEUVREUX N° 3 - Septembre
2002

Du côté des Tribunaux
URBANISME (suite)

PERMIS DE CONSTRUIRE
Demande de permis modificatif et justification d'un titre
l'habilitant à construire
Aux termes de l'article R. 421-1 du Code de l'urbanisme, seul le propriétaire,
son mandataire ou une personne justifiant d'un titre l'habilitant à
construire peut déposer une demande de permis de construire Le
demandeur d'un permis modificatif doit justifier d'un titre à cette
occasion, même s'il avait déjà justifié cette
qualité lors de la demande du permis initial.
CE 8 mars 2002, M. Bréault, n° 215190, Mme Laigneau, Rapp.
- M. Austry, C. du G.
BJDU, 2/2002, page 115
Indivision perpétuelle et forcée -
notion d'unité foncière
Le Conseil d'Etat juge qu'une parcelle en pleine propriété
et une parcelle limitrophe en indivision forcée constitue ensemble
une même unité foncière. Ainsi, pour l'appréciation
des règles du POS/PLU relatives à l'implantation des constructions
par rapport aux limites séparatives, ces dernières sont
situées à l'extérieur de cet ensemble.
CE 8 mars 2002, Société civile immobilière Telemark,
n° 226631, Mle Robineau, Rapp. - M. Austry, C. du G.
BJDU, 2/2002, page 121
Preuve de la continuité de l'affichage du permis
de construire sur le terrain
Le bénéficiaire d'un permis de construire doit faire la
preuve que le permis a été affiché sur le terrain
conformément aux prescriptions de l'article R. 421-39 du Code de
l'urbanisme. En revanche, il appartient au juge d'apprécier la
continuité de l'affichage en examinant l'ensemble des pièces
qui figurent au dossier qui lui est soumis et en particulier la valeur
probante des attestations contradictoires qui peuvent être produites
par les parties.
CE 25 mars 2002, M. et Mme Antson, n° 219409 et n° 219353
Le Moniteur, 31 mai 2002, page 79
Reconstruction d'un bâtiment détruit après
sinistre et permis de construire
Le nouvel article L.111-3 du Code de l'urbanisme issu de la loi SRU autorise
la reconstruction à l'identique d'un bâtiment détruit
par un sinistre, dès lors qu'il a été régulièrement
édifié. Le Conseil d'Etat précise que cette disposition
ne dispense par le propriétaire de la délivrance d'un permis
de construire.
Conseil d'Etat 20 février 2002 - RDI n°3 mai-juin 2002 p.256
Consultation par Damien Dutrieux sur l'opposabilité
des conditions contenues dans une D.I.A
JCP du 17 mai 2002 page 708
La question était de savoir si toutes les clauses contenues
dans une déclaration d'intention d'aliéner (DIA) ou
dans un document clairement annexé à la DIA sont opposables
au titulaire du droit de préemption, même dans l'hypothèse
où la clause à pour effet d'empêcher le titulaire
du droit de réaliser son projet.
L'opposabilité de ces clauses a été rappelée
à plusieurs reprises par les tribunaux, néanmoins quant
est-il lorsque la clause rend impossible le projet pour lequel le
bénéficiaire a exercé son droit de préemption.
En l'espèce, il s'agissait d'une clause de non concurrence
qui rendait impossible l'objectif de la mairie qui était de
conserver un commerce alimentaire. Monsieur Dutrieux précise
que le contenu de la DIA lui sera opposable dans son intégralité
dans l'hypothèse où le bénéficiaire préempte
aux prix et condition de la DIA, qui est assimilée à
une offre de vente. |
LOTISSEMENT
Vente du lot - opposabilité des restrictions au
droit de propriété - acte de vente
On est censé avoir stipulé pour soi et pour ses ayants
causes, à moins que le contraire ne soit exprimé ou ne résulte
de la nature de la convention. Les restrictions au droit de propriété
des colotis ne s'imposent à l'acquéreur du lot qu'à
la condition qu'elles soient mentionnées dans l'acte de vente ou
qu'il soit établi que l'acquéreur en a eu connaissance et
y a consenti.
Cass civ 3ème, 23 janvier 2002 Rép. Defr. N°12-13,
article 37577 page 936
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Nouveau droit de l'urbanisme - Les POS ne
sont pas devenus des PLU
La discussion sur le point de savoir comment il faut
désormais appeler les POS est de nouveau relancée
par l'article de P. Hocreitère. Pour lui, il ne fait aucun
doute que les POS ne sont pas devenus des PLU. A la lecture des
nouvelles dispositions du Code de l'urbanisme, la situation ne paraît
pas aussi limpide.
P. Hocreitère,
Le Moniteur, 28 juin 2002, p. 82
La mise en compatibilité des SCOT et des
PLU - démocratie de proximité - nouvelles zones d'urbanisme
L'auteur fait le point sur les modifications apportées
par la loi du 27 février 2002 à la loi SRU. Cette
loi crée notamment un régime de mise en compatibilité
des documents des SCOT et des PLU en cas de projets déclarés
d'intérêt général.
Laurent Ducroux
Le Moniteur, 7 juin 2002, page 88
La Loi Littoral devant les Cours Administratives
d'Appel
Cet article fait un point tout à fait intéressant
sur l'état de la jurisprudence des cours administratives
d'appel sur les principales notions de la loi littorale ; notions
d'espaces urbanisés, d'espaces remarquables
Lilian Benoit, Evelyne Coënt-Bochard, Pierre Larroumec.
AJDA, juillet août 2002, p. 600
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