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LE BULLETIN DE CHEUVREUX N°4 - 1997

URBANISME, AMÉNAGEMENT URBAIN ET COLLECTIVITÉS
TERRITORIALES (suite)

Lotissement
63 - DOCUMENTS DE LOTISSEMENT - CAHIER DES
CHARGES - SERVITUDE NON AEDIFICANDI - VIOLATION - DEMANDE DE DÉMOLITION
ÉMANANT DUN VOISIN - RECEVABILITÉ.
Le TGI de Bordeaux reconnaît la possibilité pour un propriétaire de demander
la démolition partielle dun immeuble voisin construit en violation
dune servitude comprise dans le cahier des charges dun lotissement,
le cahier des charges régulièrement publié étant opposable au propriétaire
de la parcelle même sil na pas été porté à sa connaissance
dans son acte dacquisition. Le tribunal estime que larticle
L. 315-2-1 du Code de lurbanisme dans sa rédaction issue de la loi
du 06-01-86 qui prévoit que lorsquun plan doccupation des
sols a été approuvé, les règles durbanisme contenues dans le cahier
des charges approuvé du lotissement cessent de sappliquer aux termes
de 10 années à compter de la délivrance de lautorisation de lotir,
ne sapplique pas.
Le cahier des charges continue à simposer à titre réel aux colotis
et a toujours entre colotis un caratère contractuel (Civ. III., 24-10-90).
Le jugement lapplique également aux tiers.
TGI Bordeaux, 03-06-96, Consorts Dax c/ SCI Le Ligneul et autres.
J.C.P., éd. N, 11-07-97, jurisprudence, p. 971 à 973.
Droit de Préemption et Expropriation
64 - DROIT DE PRÉEMPTION URBAIN : OPÉRATION
DAMÉNAGEMENT.
La ville dAngers a préempté une propriété pour réaliser une amélioration
du tracé dune rue et pour renforcer la sécurité de la circulation.
Sans contester le caractère dintérêt général des travaux de voirie
envisagés, le Conseil dÉtat a considéré que leur caractère à la
fois modeste et ponctuel nen faisait pas une « action ou une opération
daménagement » et ne pouvaient donc pas justifier une décision de
préemption.
CE 30-07-97, Ville dAngers c/ Dubois.
Moniteur des Travaux Publics, 03-10-97, p. 52.
Urbanisme Commercial
65 - LE RENOUVEAU DE LURBANISME COMMERCIAL
: LA LOI DU 5 JUILLET 1996.
Plus dun an après la réforme, cet article permet de faire le point
sur les nouvelles dispositions en matière durbanisme commercial
qui ont redéfini les principes directeurs de lurbanisme commercial
et qui ont procédé à une modification du régime de lautorisation
préalable afin que celle-ci soit plus efficace.
D. Richard.
Droit et Ville, p. 170 à 211.
Collectivités Territoriales
66 - SOCIÉTÉS DÉCONOMIE MIXTE LOCALES
- AVANCE DE LA COMMUNE.
Il résulte de la combinaison de larticle 5 de la loi du 2 mars 1982,
modifiée par la loi du 5 janvier 1988, de la loi du 7 janvier 1982 approuvant
le « plan intérimaire » et de la loi du 7 juillet 1983 sur les SEML que
les communes qui, en vertu dune convention, ont confié une mission
à une SEML dont elles sont actionnaires, peuvent consentir à celle-ci
une avance pour lexécution de cette mission ou la bonne fin des
opérations engagées par la société dans le cadre de sa mission. En dehors
de ce cas, elles ne peuvent accorder légalement daides directes
ou indirectes à une SEML quen respectant les conditions fixées par
les lois des 7 janvier et 2 mars 1982, et notamment la condition tendant
à ce que lintervention des communes vienne en complément de celle
des régions.
CE 21-04-97, Commune dAubagne.
A.J.D.A., septembre 97, p. 711 à 714.
67 - NATURE JURIDIQUE DES CONTRATS DE CAUTIONNEMENT.
Les contrats de cautionnement conclus par les collectivités locales sont
administratifs si le contrat de prêt est lui-même administratif, ou bien
sils ont pour objet lexécution dune mission de service
public ou encore contiennent des clauses exorbitantes.
Civ. I., 25-03-97, Commune des Orres.
Droit administratif, août-septembre 97, 294, p. 24.
 

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