| 
 LES ARCHIVES
LE BULLETIN DE CHEUVREUX N° 1 - Mars 2003

FLASH FISCAL
La loi de finances pour 2003
a définitivement été adoptée le 30 décembre
2002 après avoir été validée par le Conseil
Constitutionnel le 27 décembre 2002 . Voici
un aperçu des principales mesures.
IMPOT SUR LE REVENU
Baisse du barème de l’impôt sur
le revenu
La baisse de 5% réalisée en 2002 est intégrée
dans le nouveau barème. Une baisse supplémentaire de 1%
est accordée par la loi de finances pour 2003. Soit un nouveau
barème qui fait apparaître une baisse globale de 6 %. Le
taux maximal passe de 52.75 % à 49.58 %
Réduction d’impôt pour l’emploi
d’un salarié à domicile : relèvement du plafond
général
La réduction d’impôt de 50 % s’applique
aux dépenses supportées dans la limite de :
- 7.400 €, soit une réduction maximale de
3.700 €, pour les dépenses payées en 2002.
- 10.000 €, soit une réduction maximale de 5.000 €, pour
les dépenses payées en 2003.
TVA
Prolongation d’un an, jusqu’au 31 décembre
2003, du taux réduit de TVA pour :
- les travaux d’amélioration, de transformation, d’aménagement
et d’entretien portant sur les locaux à usage d’habitation
achevés depuis plus de 2 ans,
- aux livraisons à soi-même de travaux d’entretien
portant sur les logements sociaux à usage locatif,
- aux services d’aides à la personne fournis par les entreprises
agréées.
REVENUS MOBILIERS
Avoir fiscal
A compter du 1er janvier 2003, réduction du taux
de l’avoir fiscal à 10 % pour les personnes morales n’ayant
pas la qualité de société mère.
Il reste de 50 % pour :
- les personnes physiques ;
- les sociétés visées à l’Article 8
du CGI pour la part du dividende revenant aux associés personnes
physiques ;
- les personnes morales ayant la qualité de société
mère ;
- les fondations reconnues d’utilité publique (à compter
du 1er janvier 2003) ;
- SICAV (sous certaines conditions) et FCP.
Le taux de la majoration de l’avoir fiscal pour
tenir compte du précompte versé est porté à
80%.
Relèvement du seuil d’imposition des
PV de valeurs mobilières
Les gains nets retirés des cessions à titre
onéreux, réalisées à compter du 1er janvier
2003, de valeurs mobilières droits sociaux et assimilés,
sont soumis à l’impôt sur le revenu lorsque le montant
de ces cessions excède 15 000 € (au lieu de 7 650 € pour
les cessions antérieures).
Imputation des moins values de valeurs mobilières
ou droits sociaux
Le délai d’imputation des moins values sur
des plus-values de même nature est porté de 5 à 10
ans. Applicable aux moins values subies depuis le 1er janvier 2002.
PEA
Augmentation du plafond des versements en numéraires
: de 120.000 € à 132.000 €.
Abattement applicable aux distributions de dividendes
et produits de parts sociales
Rétablissement de l’abattement de 1.220
€ (personne seule) ou 2.440 € (personne mariée) pour
les contribuables dont le revenu net excède la tranche supérieure
à l’impôt sur le revenu (ou le double de cette limite
pour les couples soumis à imposition commune). Mais pour l’imposition
des revenus de 2002, l’abattement applicable à ces contribuables
est réduit de moitié.
REVENUS FONCIERS
Régime du micro-foncier
Si les revenus fonciers (hors régime spécifique)
sont inférieurs à 15 000 €, le régime du micro-foncier
est la règle. Le contribuable peut opter pour le régime
réel. La validité de l'option était jusqu'à
présent de 5 ans, elle est réduite à 3 ans.
Dispositif « Besson »
Aménagement du système pour les locations
de logements neufs, acquis à compter du 09/10/2002.
Possibilité de les louer au profit des ascendants
et descendants. Toutefois, ces personnes ne peuvent pas être membres
du foyer fiscal du contribuable propriétaire.
Cette possibilité s'applique également aux logements réhabilités
acquis à compter du 09/10/2002 et aux logements que le contribuable
fait construire si la déclaration d'ouverture de chantier a lieu
à compter du 09/10/2002.
Aménagement du système pour les locations
de logements anciens
Relèvement du taux de la déduction forfaitaire
majorée de 25 à 40 %. Applicable pour l’imposition
des revenus de l’année 2003.
N.B.: La possibilité de louer aux ascendants et descendants ne
s'applique pas aux logements anciens ni à ceux qui désirent
bénéficier du "dispositif Lienemann".
FISCALITE IMMOBILIERE
Sociétés d’investissements immobiliers
cotés : nouveau régime (SIIC)
Un nouveau régime d’imposition est mis en
place. Il concerne les sociétés par actions cotées
sur un marché réglementé français dont le
capital est supérieur à 15 M d’€ et dont l’objet
est l’acquisition ou la construction d’immeubles en vue de
la location ou encore la détention directe ou indirecte dans des
sociétés dont l’objet social est identique. Les actions
des SIIC ayant optées pour ce régime sont expressément
éligibles au PEA.
La philosophie du système repose sur une exonération d’impôt
sur les sociétés pour les bénéfices provenant
de la location d’immeubles sous condition de leur distribution à
hauteur de 85 % de leur montant avant la fin de l’exercice suivant
leur réalisation .
Les dividendes versés correspondant aux bénéfices
exonérés n’ouvrent droit ni à l’avoir
fiscal, ni au régime mère-fille. Par contre, s’ils
sont prélevés sur des bénéfices imposables,
les dividendes ouvrent droit au régime mère-fille et à
l’avoir fiscal.
TAXE PROFESSIONNELLE
Les titulaires de BNC, les agents d’affaires et
les intermédiaires de commerce employant moins de 5 salariés
sont imposés à la taxe professionnelle sur une base composée,
d’une part de la valeur locative des immobilisations passibles d’une
taxe foncière disponibles pour les besoins de la profession et
d’autre part sur 10 % des recettes.
La loi de finances pour 2003 prévoit que cette fraction des recettes
est réduite à 9 % pour les impositions établies en
2003, à 8 % pour les impositions établies en 2004 et à
6 % pour les impositions établies en 2005
DROITS D’ENREGISTREMENT
Donation aux petits-enfants
Le montant de l’abattement sur les donations consenties
par les grands-parents aux petits-enfants est porté de 15.000 €
à 30.000 €. Applicable aux donations consenties à compter
du 1er janvier 2003.
Frais funéraires
Pour les successions ouvertes au 1er janvier 2003, la
déduction des frais funéraires de l’actif successoral
est portée de 910 € à 1500 € maximum. Aucun justificatif
ne sera plus demandé.
Délivrance simplifiée de registre
Les registres de l’enregistrement clos depuis moins
de 100 ans peuvent être délivrés pour les besoins
de recherches généalogiques nécessaires au règlement
d’une succession au notaire chargé de son règlement
ou aux généalogistes. A compter du 1er janvier 2003, aucune
autorisation judiciaire ne sera plus requise.
DIVERS
En principe, la réclamation ne concerne que la
réduction ou la décharge d’une imposition mise en
recouvrement. Il est désormais possible de contester les redressements
réduisant le déficit qui n’ont pas donné lieu
à la mise en recouvrement d’une imposition supplémentaire.
Cette mesure est applicable aux réclamations présentées
à compter du 1er janvier 2003.
N.B. : La loi de finances rectificative pour 2002 a assoupli
les conditions dans lesquelles les locations en meublés sont assujetties
à la TVA.
Sont désormais soumises à la TVA les prestations de mise
à disposition d’un local meublé ou garni lorsque sont
proposées, dans des conditions similaires à celle du secteur
hôtelier professionnel, au moins trois (au lieu de quatre) des prestations
suivantes : le petit déjeuner, le nettoyage régulier des
locaux, la fourniture de linge de maison, et la réception, même
non personnalisée de la clientèle.
En outre, la condition liée à l’immatriculation de
l’exploitant au RCS a été supprimée au regard
de la TVA.
Cabinet Richard
Maître Dominique RICHARD
Maître Dan KHALIFA
www.richard-bertrand.avocat.fr
INSTRUCTIONS ADMINISTRATIVES
Instruction 8 M-3-02 du 23 octobre 2002
relative aux plus-values immobilières réalisée
par les non-résidents
Rappel du dispositif antérieur
:
Les plus-values immobilières réalisées
à titre occasionnel par des personnes physiques ou morales
non domiciliées en France supportent en principe un prélèvement
du tiers lors de la cession. Ce prélèvement s’applique
aux immeubles bâtis ou non bâtis situés en
France, aux droits immobiliers, aux actions ou parts de sociétés
non cotées à prépondérance immobilière
autres que les Sicomi.
Sauf dispense accordée par l’administration, le cédant
est tenu de désigner sur la déclaration un représentant
en France qui peut être soit une banque, soit l’acheteur,
soit un simple particulier agréé par l’administration,
soit un organisme ayant reçu une habilitation générale.
Ce représentant s’engage à remplir les formalités
et à acquitter le prélèvement pour le compte
du non domicilié.
Nouveau dispositif :
La présente instruction a pour but de
supprimer à compter du 1er janvier 2003 l’obligation
pour les particuliers de désigner un représentant
fiscal, sans demande préalable auprès de l’administration
fiscale, pour :
- les cessions dont le prix global est inférieur ou égal
à 100.000 €, quel que soit le nombre de cédants
ou,
- celles relatives à des biens détenus depuis plus
de 22 ans.
Dans les autres cas pour les particuliers et dans tous les cas
pour les personnes morales, le représentant fiscal sera
systématiquement accrédité.
Instruction 8 M-5-02 du 4 décembre 2002 relative
aux plus-values immobilières des particuliers
Depuis le 4 décembre 2002, l’administration
s’est ralliée à la décision du Conseil
d’Etat du 30 juin 2000 n° 202-965 qui considère
que la plus-value résultant de la vente en bloc d’un
immeuble acquis par fractions successives constitue une plus-value
unique.
Elle est calculée en faisant la somme algébrique
de chacune des différences constatées, quel qu’en
soit le sens, entre le prix, révisé lorsqu’il
y a lieu par l’application du coefficient d’érosion
monétaire, de chacune des acquisitions successives et la
part correspondante au prix de vente de l’immeuble. Il y
a donc lieu de compenser les plus-values et les moins-values dégagées
pour chaque fraction, peu importe qu’elles soient à
court terme ou à long terme.
|
 

retour au sommaire
|