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 LES ARCHIVES
LE BULLETIN DE CHEUVREUX N° 1 - Mars 2003

DU COTE DU PARLEMENT

| Vente
d'un logement et contrôle préalable de l'installation
du gaz
Les députés ont rendu
obligatoire l'établissement d'un diagnostic sur l'état
de l'installation intérieure de gaz avant la vente de tout
logement. L'article 17 de la loi n° 2003-8 du 3 janvier 2003
relative aux marchés du gaz et de l'électricité
et au service public de l'énergie prévoit en effet
que « en cas de vente d'un bien immobilier à usage
d'habitation comportant une installation intérieure de
gaz naturel, la clause d'exonération de garantie pour vice
caché, prévue à l'article 1643 du Code civil,
ne peut être stipulée que si un diagnostic de cette
installation est annexé à l'acte authentique constatant
la réalisation de la vente. Ce certificat doit avoir été
établi depuis moins d'un an à la date de l'acte
authentique ».
Cette disposition doit faire l'objet d'un décret d'application.
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A NOTER AU JOURNAL OFFICIEL
Le code de commerce est ratifié.
L'article 50 de la loi nº 2003-7 du 3 janvier 2003
ratifie l'ordonnance nº 2000-912 du 18 septembre 2000 relative à
la partie législative du code de commerce. L'ordonnance perd enfin
son caractère hybride, c'est-à-dire de nature législative
et réglementaire. Les débats sur la légalité
de certains articles, notamment l'article 173 du décret du 27 décembre
1985 n'ont désormais plus lieu d'être.
Cet article 50 donne valeur de loi à la partie législative.
Outre la ratification du code de commerce, l'article 50 procède
à des modifications formelles de certains articles du code permettant
de rectifier certains oublis et erreurs de la codification et de textes
antérieurs.
Aider à la création, à
la transmission et à la reprise d'entreprise
Le Secrétaire d'Etat aux PME a présenté,
le 18 décembre en Conseil des ministres, un projet de loi pour
l'initiative économique. Les députés ont achevé
le 7 février l'examen en première lecture de ce projet de
loi. Ils ont adopté des dispositions concernant, d'une part l'accompagnement
social de l'entrepreneur et d'autre part la transmission de l'entreprise.
Concernant la transmission, les députés ont adopté
la limitation de l'imposition des plus-values, la réduction d'impôt
pour le créateur d'entreprise qui s'endette pour acquérir
des actions ou des parts de sociétés et l'exonération
des droits de mutation en cas de dons d'actifs à un salarié
d'une valeur inférieure à 300 000 euros.
Dans le cadre de l'examen de ce projet de loi, les députés
ont assoupli le mécanisme du taux d'usure. Celui-ci sera libéré,
mais uniquement pour les prêts négociés avec les entreprises
n'étant pas en situation de découvert. Pour les particuliers,
les entreprises individuelles et les entreprises en situation de découvert,
le plafond des taux devrait resté inchangé.
Le gouvernement a allégé également le champ d’application
de l’ISF (exonération d’une partie des souscriptions
en numéraire dans une PME…). A l’heure où nous
mettons sous presse, le texte définitif n’a pas encore été
publié.
Taux d’intérêt légal
Le taux d'intérêt légal pour l'année
2003, est fixé à 3,29% après avoir été
à 4,26% en 2002 et 2001.
Des piscines privées sécurisées
Depuis la loi n° 2003-9 du 3 janvier 2003, les piscines enterrées,
non closes, privatives, à usage individuel ou collectif devront,
dans l'avenir, être pourvues d'un «dispositif de sécurité
normalisé visant à prévenir le risque de noyade».
Le constructeur ou l'installateur devra fournir au maître d'ouvrage
une «note technique indiquant le dispositif de sécurité
normalisé retenu». Le décret d'application devra être
publié dans les trois mois de la publication de la loi (CCH, art.
L. 128-1). L’entrée en vigueur de ce dispositif pour les
piscines à construire est le 1er janvier 2004. Pour les piscines
construites avant le 1er janvier 2004, elles devront être sécurisées
avant le 1er janvier 2006 sous réserve qu'il existe à cette
date un dispositif adaptable à leur équipement (CCH, art.
L. 128-2). Ces règles sont assorties de sanctions pénales
(CCH, art. L. 152-12).
Baisse de 25 % de la redevance d'archéologie
préventive
Tenant compte des vives critiques émises à
l'encontre de la loi du 17 janvier 2001 et sans attendre la prochaine
réforme du dispositif de la redevance d'archéologie préventive,
le législateur a introduit, de sa propre initiative et contre l'avis
du gouvernement, un article 105 dans la loi de finances pour 2003 ayant
pour objet de réduire le montant des redevances payées par
les aménageurs publics ou privés. Le montant de la réduction
qui devait être de 50 % a finalement été ramené
à 25 %. Il s'appliquera aux redevances d'archéologie préventive
calculées selon les modalités de la loi de 2001 et pour
lesquelles le fait générateur interviendra au cours de l'année
2003. Une taxe additionnelle aux assurances compensera la perte de recette
subie par l'INRAP.
HLM : la garantie des opérations
immobilières entrera en vigueur le 1er juillet 2003
Un concours exceptionnel versé par la Caisse de
garantie du logement locatif social assurera le financement de la société
chargée de la mise en oeuvre de cette garantie. Initialement prévue
pour le 1er janvier 2002, puis retardée d'un an, la création
de la Société de garantie des organismes d'HLM contre les
risques des opérations immobilières est à nouveau
reportée au 1er juillet 2003.
Corrélativement, les organismes HLM seront soumis au régime
de droit commun à partir de cette date concernant la garantie intrinsèque
ou extrinsèque lorsqu’ils vendront en VEFA (L. fin. 2003
nº 2002-1575, 30 déc. 2002, art. 39, I et II ).
Nouveau modèle de certificat d'urbanisme
Le modèle de demande de certificat d'urbanisme
prévu à l'article R. 410-1 du code de l'urbanisme a été
modifié par la commission pour les simplifications administratives
(Arrêté du 17 décembre 2002 ). Il peut être
obtenu auprès des mairies ou des directions départementales
de l'équipement et est accessible sur le site internet du Ministère
de l'Equipement.
Permis de construire obligatoire
pour les éoliennes de plus de 12 mètres
Un permis de construire et la réalisation d'une enquête publique
sont désormais obligatoires pour implanter des éoliennes
d'une hauteur supérieure ou égale à 12 mètres.
Cette mesure a été introduite dans le projet de transposition
de la directive européenne de 1998 ouvrant à la concurrence
le marché du gaz pour les professionnels ( loi précitée
n° 2003-8 du 3 janvier 2003). Le président de la Commission
des Affaires Economiques Patrick Ollier (UMP), qui présentait cette
mesure à l’Assemblée, a déclaré que
les "éoliennes peuvent présenter des nuisances majeures
pour l'environnement notamment au niveau des paysages". "L'évolution
des techniques" conduit à la construction d'éoliennes
de plus en plus "volumineuses", qui comportent "un risque
d'atteinte à la protection de nos sites naturels privilégiés",
a-t-il estimé.
Revalorisation des rentes viagères
L'arrêté du 4 décembre 2002 portant majoration de
certaines rentes viagères est paru au "Journal officiel"
du 13 décembre. La revalorisation des taux de majoration des rentes
désignées à l'article 126 de la loi du 30 décembre
1999 est de 1,8 % pour les rentes servies en 2003.
Amiante : certification de la formation
des contrôleurs techniques
Depuis le 1er janvier 2003, les compétences des
contrôleurs techniques qui doivent notamment établir les
diagnostics "amiante", doivent être certifiées
par un organisme formateur agréé conformément à
la nouvelle norme NF (NF X46-020). C'est un arrêté du 2 décembre
qui définit les modalités d'application de cette certification.
Voici les noms des organismes de formation actuellement certifiés
(qui sont en mesure de délivrer l'"attestation de compétence"
réglementaire et obligatoire) : Apave, Coteba et Ogeba (certifiés
par l'Afaq-Ascert).
Un nouveau décret réglemente
les schémas de développement commercial
Un décret du 20 novembre 2002 vient définir
le régime du schéma de développement commercial.
Ces documents rassemblent les informations disponibles sur l'activité
commerciale d’une zone et son environnement économique. Ils
comportent une analyse prospective qui indique les orientations en matière
de développement commercial et les secteurs d'activité commerciale
à privilégier.
Le décret précise notamment les modalités d’élaboration
de ces schémas.
Plomb dans l'eau
Un arrêté précise les modalités d'évaluation
du potentiel de dissolution du plomb ( arrêté 4 novembre
2002 – JO du 29 nov.).
Une première annexe précise les informations que doit utiliser
la personne publique ou privée responsable de la distribution d'eau
pour évaluer le potentiel de dissolution du plomb dans l'eau. Une
seconde annexe fournit une grille d'interprétation des résultats
d'analyse de pH. Lorsque les mesures de pH n'ont pas été
effectuées conformément à cet arrêté,
la personne responsable doit compléter l'étude par l'établissement
d'un programme planifié de mesures de pH.
Cet arrêté a été pris en application de l'article
36 du décret nº 2001-1220 du 20 décembre 2001 relatif
aux eaux destinées à la consommation humaine. La personne
publique ou privée responsable de la distribution d'eau doit en
effet transmettre au préfet, une étude du potentiel de dissolution
du plomb dans l'eau, au point de mise en distribution, dans un délai
d'un an après la publication de ce décret. Elle doit également
indiquer au préfet les mesures prévues pour réduire
le risque de dissolution des métaux.
LE POINT SUR LA REFORME DE LA LOI SRU
Est actuellement en cours de débat au
parlement un projet de loi de réforme du Code de l’urbanisme
issu de la loi SRU.
Sans attendre l’adoption de la loi, le
gouvernement a donné des orientations sur l’application
du droit actuel sur les sujets qui ont donné lieu au plus
de remarques des élus locaux (règle dite des 15
km, PADD, procédure de modification, révision, PVNR,
certificat d’urbanisme) dans le cadre d’une circulaire
en date du 21 janvier 2003 publié au Bulletin Officiel
du Ministère de l’Equipement (MTP, 31 janvier 2003,
cahier spécial).
Le projet de loi prévoit, notamment :
Un assouplissement important de la règle de limitation
des extensions d’urbanisation en l’absence de SCOT,
prévu à l’article L. 122-2 du Code de l’urbanisme
(cette disposition ne concerne plus les zones NA, et seules les
agglomérations de 50000 habitants sont désormais
soumises à cette disposition).
Une meilleure précision du contenu et des conditions d’opposabilité
du PADD.
Une clarification du champ d’application des procédures
de révision et modification des PLU.
Une réécriture complète des dispositions
transitoires pour surmonter les difficultés liées
à la transition entre les POS et les PLU.
Une réforme de la participation pour voies nouvelles et
réseaux.
Une réintroduction du contrôle des divisions foncières
par le biais du PLU et des minimum parcellaires dans le PLU.
Voir sur ce point :
P. Baffert, Actualité de la loi SRU, Le Contenu du projet
de loi, BJDU, 5/2002, page 331. |
REPONSES MINISTERIELLES
Amiante et partie commune
Tant que le dossier technique «amiante»
n'a pas été constitué par le syndic de copropriété
( date limite : 2005), il ne peut être exigé du copropriétaire
la production d'un constat de présence ou d'absence d'amiante
dans les parties communes.
Le copropriétaire vendeur est donc seulement tenu de faire
réaliser un constat portant sur les parties privatives
et de fournir, pour les parties communes, les résultats
des recherches de flocages, calorifugeages et faux plafonds contenant
de l'amiante, réalisées entre 1996 et 1999 en application
du décret n° 96-97 du 7 février 1996.
Réponse Ministérielle n°3223 : JOAN 9 déc.
2002, p. 4810 |
Le taux de l'usure ne s'applique pas aux émissions
de titres de créance
Une réponse ministérielle vient d'exclure
expressément les émissions de titres de créances
du champ d'application de l'article L. 313-3 du code de la consommation
relatif au taux de l'usure. Les dispositions relatives à l'usure
étant pénalement sanctionnées, elles doivent faire
l'objet d'une interprétation stricte.
Rép. min. nº 1827, JO Sénat Q, 2 janv. 2003, p. 41
Application du seuil de 23.000 euros sur
les revenus des loueurs de meublé professionnels
Le ministre de l'économie, des finances et de
l'industrie interrogé sur la situation de certains loueurs en meublé
professionnels confrontés à l'adaptation des seuils fiscaux
en euro, a précisé dans une réponse ministérielle
du 4 novembre 2002 (JOAN Q. n°2303), que le montant des recettes annuelles
des loueurs en meublé à prendre en compte pour apprécier
le caractère professionnel de l'activité défini par
l'article 151 septies CGI, est désormais de 23.000 euros.
ISF et loueurs de meublé
professionnel
Les participations d'associés dans une SARL de famille qui détient
et exploite des locaux loués meublés ne bénéficient
pas de l'exonération d'ISF au titre des biens professionnels.
L'article 885 R du CGI qualifie de biens professionnels exonérés
de l'impôt de solidarité sur la fortune les locaux d'habitation
loués meublés des personnes qui, inscrites au Registre du
commerce et des sociétés en qualité de loueur professionnel,
réalisent plus de 23 000 euros de recettes annuelles et retirent
de cette activité plus de 50 % des revenus à raison desquels
le foyer fiscal auquel elles appartiennent est soumis à l'impôt
sur le revenu. Ce dispositif d'exception s'applique aux seuls locaux d'habitation
loués meublés détenus directement par le redevable.
Rép. min. nº 991 : JO Sénat, 24 octobre 2002, p. 2467
 

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