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Fiscal
LE
DOSSIER - Stratégie patrimoniale et droit des sociétés
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 LES ARCHIVES
LE BULLETIN DE CHEUVREUX N° 1 - Mars 2003

Du côté des Tribunaux
DROIT PUBLIC

La
consécration du principe de la transaction
Voilà un avis du Conseil d’Etat bienvenu
dans la pratique administrative qui disposait de fort peu de jurisprudence
en matière de transaction. Dans cet avis, le Conseil d’Etat
considère qu’en vertu de l’article 2052 du code
civil, le contrat de transaction par lequel les parties terminent
une contestation née ou préviennent une contestation
à naître, a entre ces parties l’autorité
de la chose jugée en dernier ressort. Il est exécutoire
de plein droit, sans qu’y fassent obstacle, notamment les
règles de la comptabilité publique. Par suite, en
dehors des cas où la contestation à laquelle il est
mis fin a été précédemment portée
devant le juge administratif, des conclusions tendant à ce
que celui-ci homologue une transaction sont en principe dépourvues
d’objet et par suite irrecevables. La recevabilité
d’une telle demande d’homologation doit toutefois être
admise, dans l’intérêt général,
lorsque la conclusion d’une transaction vise à remédier
à une situation telle que celle créée par une
annulation ou la constatation d’une illégalité
qui ne peut donner lieu à régularisation, ou lorsque
son exécution se heurte à des difficultés particulières.
CE, Avis, 6 décembre 2002, n° 249153, Syndicat intercommunal
des établissements du second degré du district de
l’Hay-les-Roses
JCP – éd. Adm. Coll. Ter., n° 11-12, 23-30 décembre
2002, page 374
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COLLECTIVITES TERRITORIALES
Aides directes ou indirectes –
commune ayant racheté à une société d’économie
mixte à un prix supérieur à sa valeur une partie
d’immeuble
Une commune ne peut accorder des aides à une SEM locale qu’en
respectant les conditions fixées par les lois du 7 janvier et du
2 mars 1982. En l’espèce, une SEM ayant procédé
à l’édification d’un immeuble de bureaux dans
le cadre d’une convention passée avec une commune, puis ayant
rencontré des difficultés de commercialisation de ces bureaux,
la commune a acquis une partie de cet immeuble à un prix largement
supérieur à celui correspondant à sa valeur. La commune
doit être regardée comme ayant apporté à sa
société une aide directe.
Commune de Montreuil, 1ère ch B, 1er octobre 2002, n° 00PA0004
et 01PA01418
Lettre de la Cour Administrative d’Appel de Paris
MARCHES PUBLICS
Marché public - formation
– procédure d’appel d’offres – délibération
– autorisation de signer le marché
Un conseil municipal ne saurait autoriser son maire à signer un
marché de maîtrise d’œuvre pour la réhabilitation
d’un réservoir d’eau potable, alors que l’avis
d’appel public à la concurrence n’a pas été
publié, et que l’identité de l’entreprise attributaire
et le montant des prestations lui sont inconnus.
CAA Lyon, 5 décembre 2002, Commune de Montélimar, n°
01LY02201
AJDA 20 janvier 2003, p. 81
DELEGATION DE SERVIC PUBLIC
Domaine public maritime – plages
– autorisations d’occupation – plagistes – délégation
de service public (non)
Une autorisation délivrée par une commune
à un plagiste, aux termes de laquelle il est permis à ce
dernier d’exercer des activités commerciales sur le domaine
public maritime, et qui ne met à sa charge aucune obligation en
matière de conservation et d’entretien du domaine, ni en
ce qui concerne la sécurité des usagers et de baigneurs,
ne constitue pas une délégation de service public.
TA Poitiers, 2 mai 2002, Préfet Charente-Maritime c/ Cne de
Royan, n° 012828
Droit administratif – Editions du Juris-Classeur, novembre 2002,
page 17
Gestion d’une maison de retraite
par un tiers – distinction entre association au service public et
exploitation du service public - conditions pour la commune
En matière de services publics sociaux, il convient
d'établir une distinction entre la délégation de
service public, d'une part, qui est le résultat de l'intention
exprimée par la collectivité de déléguer le
service, et la simple participation ou collaboration d'une personne privée
à ce service public, d'autre part. En ce qui concerne les maisons
de retraite, la condition relative aux modes de rémunération
peut conduire à écarter la qualification de délégation
de service public, dans l'hypothèse où la répartition
des ressources, et notamment le montant des subventions, permet de conclure
que la part dépendant des résultats de l'exploitation ne
présente pas un caractère substantiel.
Réponse à D. Jacquart, question écrite n°
342, JO AN, 2 septembre 2002, page 2994
BJCP, n° 25, page 501
CONTRAT ADMINISTRATIF
Contentieux des contrats publics –
compétence juridictionnelle – marchés publics –
portée de l’article 2 de la loi MURCEF
Sont des contrats administratifs tous les marchés
publics, en application du Code des marchés publics, qu’il
s’agisse de l’ancien ou du nouveau code et qu’ils soient
passés ou non selon des procédures formalisées.
CE, Avis 29 juillet 2002, Société MAJ Blanchisseries
de Pantin, n° 246921,
BJCP, n° 25, page 427
DOMAINE PUBLIC
Domaine public – régime
juridique du domaine public – protection – occupations irrégulières
– expulsion – référé
Une collectivité locale peut demander sur le fondement de l’article
L. 521-3 du Code de justice administrative, l’expulsion d’un
occupant sans titre du domaine public, alors même qu’une procédure
pour contravention de grande voirie a été mise en œuvre.
A cette demande, l’intéressé ne peut utilement opposer
les dispositions de la loi sur les rapports locatifs de 1989, ni celle
sur la lutte contre les exclusions de 1998.
CE, 26 juin 2002, M. Everaert, n° 231807, M. Stahl, Rapp. –
M. Bachelier, C. du G.
BJCL, n°6/02, novembre 2002, page 409
DOMAINE PRIVE
Etablissements publics de coopération
intercommunale – transfert de compétences – cession
ou mise à disposition des terrains communaux
En application du code général des collectivités
territoriales, le transfert de compétences consenti à un
établissement public de coopération intercommunale opéré
lors de sa création ou à l'occasion d'une extension de ses
compétences ou de son périmètre implique que les
communes mettent à la disposition de l'EPCI les biens nécessaires
à l'exercice de ses compétences. Cette mise à disposition
confère à l'EPCI tous les droits attachés aux biens
à l'exception de celui d'aliéner. La mise à disposition
est de droit. Par exception à ce principe, la loi prévoit
un régime dérogatoire de transfert de propriété
dans deux cas de figure. D'une part, les communautés urbaines bénéficient
d'un transfert en pleine propriété des biens du domaine
public nécessaires à l'exercice de leurs compétences.
Les biens du domaine privé sont mis à leur disposition.
D'autre part, le transfert en pleine propriété des zones
d'activité économique et des zones d'aménagement
concerté qui sont des biens du domaine privé est possible
en faveur de tous les EPCI.
En dehors de ces deux cas de figure, il n'est pas possible, en l'état
actuel du droit, que des communes et l'EPCI auquel elles appartiennent
décident d'un commun accord que les biens des communes attachés
aux compétences transférées soient vendus à
l'EPCI ou fassent l'objet d'une location en sa faveur. La mise à
disposition permet à cet égard de préserver le droit
de propriété des collectivités locales sur leur patrimoine
tout en donnant à l'EPCI les moyens d'exercer les compétences
qui lui sont transférées.
Réponse à MJ. Zimmerman, question écrite n°
756, JO AN, 2 septembre 2002, page 3000 BJCP, n° 25, page 502
A propos de l’apport en garantie
des équipements publics
Le financement privé des équipements publics ne
cesse de se développer. Dans ce domaine, la possibilité
d’apporter en garantie les équipements publics financés
est très importante. L’auteur expose la diversité
des situations en la matière et démontre que dans
certaines hypothèses, l’apport en garantie d’équipements
publics n’est pas possible.
Etienne Fatôme
AJDA, 13 janvier 2003, page 21 |
Commentaires de la loi du 29 août
2002 relative à la sécurité intérieure
et celle du 9 septembre 2002 d’orientation et de programmation
pour la justice
Les lois des 29 août 2002 et 9 septembre ont apporté
toute une série de nouveautés en ce qui concerne
le droit des « contrats immobiliers publics » pour
faciliter la réalisation des équipements nécessaires
à la justice, à la police et à la gendarmerie.
Sur ces points, voir notamment :
- Sécurité intérieure, justice et contrats
publics : confirmations et infléchissements, Pierre Delvolvé,
BJCP, n° 25, page 418 ;
- Montages contractuels complexes pour la construction et la maintenance
d’immeubles affectés à la justice, à
la police et à la gendarmerie,
Philippe Terneyre, BJCP, n° 25, page 498
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Le régime juridique des interventions économiques des collectivités
locales : des évolutions, pas de révolution
De plus en plus, lors d’opérations immobilières avec
les collectivités locales, la question des aides économiques
se pose. L’article permet de faire un point précis d’actualité
sur ce domaine de plus en plus sensible.
Bernard Poujade
BJCL, n°6/02, novembre 2002, page 386
Transfert de biens entre collectivités publiques
Pour un assouplissement du droit de la domanialité publique
En l’état du droit positif les transferts de biens entre
collectivités publiques ne sont pas possibles. En effet, les biens
restent affectés à l’utilité publique et ne
peuvent donc sortir du domaine public. L’auteur analyse la situation
et propose des solutions.
Jean-Marc Peyrical
AJDA, 11 novembre 2002, page 1157
Concessions domaniales des collectivités locales : quels risques
de requalification en convention de délégation de service
public ?
Cet article très complet et très pratique permet d’attirer
l’attention des collectivités publiques sur les difficultés
à déterminer la frontière entre une simple convention
domaniale qui n’est pas encore soumise à des procédures
de mise en concurrence et une convention de délégation de
service public emportant occupation du domaine public.
Olivier Rousset
rfda, novembre-décembre 2002, page 1059
 

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