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LE BULLETIN DE CHEUVREUX N° 1
- Mars 2002

FLASH FISCAL - Loi de Finances pour 2002

BNC/ BIC :
Le délai d'option pour la détermination du résultat
imposable en fonction des créances acquises et des dépenses
engagées est allongé pour les contribuables débutant
leur activité non commerciale à compter du 1er janvier 2001.
Désormais, l'option doit être exercée dans le délai
prévu pour le dépôt de la déclaration des bénéfices,
c'est-à-dire le 1er mai de l'année suivant celle du début
de l'activité.
Elle est établie sur papier libre et adressée en un exemplaire
au service des impôts dont dépend le contribuable.
Le plafond d'application de l'abattement de 20% en cas d'adhésion
à un centre de gestion ou une association agréée
est porté à 111.900 €.
La période de validité de l'option pour le régime
réel d'imposition exercé par une entreprise soumise de plein
droit au régime des micro BIC ou micro BNC est fixée à
deux ans pour les options exercées à compter du 1er janvier
2002 et celle en cours à cette date.
Les entreprises nouvelles créées à compter du 1er
janvier 2002 pourront exercer cette option jusqu'à la date du dépôt
de leur première déclaration de résultats.
Revenus mobiliers :
A compter du 1er janvier 2002, concernant les opérations de rachat
de titres en vue d'une réduction de capital, seule la fraction
du prix d'achat correspondant aux bénéfices distribuables
ou aux réserves est considérée comme un revenu distribué.
Le sursis d'imposition applicable aux plus-values d'échanges de
titres effectués hors de France est confirmé à la
condition que l'état où se déroule l'opération
soit un Etat de la Communauté européenne ou un Etat ayant
conclu une Convention fiscale contenant une clause d'assistance administrative
en vue de lutter contre la fraude et l'évasion fiscale.
Le plafond de versement en numéraire sur un PEA est fixé
à 120.000 € à compter du 1er janvier 2002. A compter
de cette même date, les parts de FCPR et FCPI deviennent éligibles
au PEA, de même que les titres émis par des sociétés
établies dans les Etats membres de la Communauté Européenne
et soumises à l'IS ou impôt équivalent.
Revenus fonciers :
A compter de l'imposition des revenus de l'année 2001, le régime
miro-foncier devient applicable de plein droit à tous les contribuables
dont le revenu brut foncier est inférieur à 15.000 €.
Les régimes d'exonération des revenus des locations nues
ou meublées et sous-locations de logements à des personnes
défavorisées sont remplacés par le dispositif LIENEMANN
qui prévoit pour les locations consenties à compter du 1er
janvier 2002 à des personnes aux ressources très modestes,
un taux de déduction forfaitaire de 60%.
Enfin, les dépenses engagées depuis le 1er janvier 2001
par les propriétaires bailleurs de locaux professionnels ou commerciaux
en vue de les protéger contre les effets de l'amiante sont déductibles
pour leur montant réel.
Successions :
Pour les successions ouvertes à compter du 1er janvier 2002, l'abattement
de 20% sur la valeur vénale de la résidence principale du
défunt est applicable en cas d'occupation à titre de résidence
principale par les enfants majeurs du défunt ou de son conjoint,
qui sont incapables de travailler dans des conditions normales de rentabilité
en raison d'une infirmité physique ou mentale congénitale
ou acquise.
Par ailleurs, les extraits de registres d'enregistrement peuvent être
délivrés pour les besoins des recherches généalogiques
nécessaires au règlement des successions au notaire chargé
dudit règlement à compter du 1er janvier 2002.
Redevance de l'audiovisuel :
L'exonération de la redevance pour les personnes âgées
s'applique dès l'âge de 65 ans à condition qu'elles
ne soient pas imposées à l'impôt sur le revenu et
non passibles de l'ISF.
Obligation de paiement par chèque :
Pour tout achat supérieur à 3.000 €, les particuliers
non commerçants doivent payer par chèque ou moyen équivalent.
L'amende pénale prévue en cas d'infraction à cette
disposition est désormais partagée par moitié entre
le particulier et le commerçant et une solidarité est instituée
entre eux pour son paiement.
Revenu fiscal de référence :
Sont désormais prises en compte dans le revenu fiscal de référence,
les indemnités de fonction des élus locaux soumises à
la retenue à la source pour leur montant net de frais d'emploi,
ainsi que les suppléments de rémunération des salariés
détachés à l'étranger.
La deuxième partie de cet article concernant la fiscalité
des entreprises sera publiée dans le "Bulletin" du mois
de juin.
Cabinet Richard
Maître Dominique RICHARD
Maître Caroline DURIN
 

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