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LE BULLETIN DE CHEUVREUX N° 2- Juin 2003

Du côté des tribunaux
COPROPRIETE ET ORGANISATION JURIDIQUE DES ENSEMBLES IMMOBILIERS

| Nature et calcul
délai de convocation La
modification de l’article 63 du décret du 17 mars
1967 relatif au point de départ du délai de notification
des convocations aux assemblées générales
ne s’applique qu’aux actes postérieurs à
son entrée en vigueur.
La cour de cassation confirme que pour les convocations aux assemblées
générales antérieures au 6 avril 2000, le
point de départ ne court que depuis la remise effective
de la lettre à son destinataire. Cette règle s’applique
également au délai de 6 jours imparti aux copropriétaires
pour présenter un ordre du jour complémentaire.
Cass.civ.3ème, 28 janvier 2003 (Dict perm
Gestion Imm Mars 2003 p 2831)
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CHARGES DE COPROPRIETE
Le principe de répartition et le critère
de l’utilité
La répartition des charges de chauffage peut-être
effectuée en fonction des tantièmes de copropriété
dès lors que le critère de l’utilité est respecté.
Sur la base du principe d’ordre public de l’article 10 de
la loi du 10 juillet 1965, la cour d’appel confirme que les charges
de chauffage peuvent être réparties en fonction de l’utilité
que le service collectif présente pour chaque lot. Il n’est
pas tenu compte dans le calcul de ces charges, de l’utilisation
effective du service en question, mais de l’utilité potentielle
qu’il représente.
CA PARIS 23è chambre B, 21 novembre 2002 n° 2002/08101
(Dict. perm. Gestion Imm. Février 2003 p 2870)
ASSEMBLEE GENERALE
Désignation du Président - détail
des conditions de vote – nullité
L’absence dans le procès-verbal d’une
assemblée, à laquelle seuls deux copropriétaires
étaient présents, du détail
des conditions de vote sur la désignation du président et
du bureau entraîne l’annulation de l’assemblée.
Cass.3è civ, 26 février 2003 (Jurisclasseur Construction-Urbanisme
mai 2003 page 15)
SYNDICAT DES COPROPRIETAIRES
Action oblique et résiliation d’un bail
d’un copropriétaire
Un syndicat ne peut obtenir la résiliation d’un
bail consenti par un copropriétaire par la voie de l’action
oblique qu’en présence d’une atteinte à la destination
de l’immeuble ou d’un trouble anormal de voisinage.
CA Paris 23è Chambre 21 novembre 2002 n° 2002/08030 (Dict
perm Gestion Imm Février 2003 p 2878)
Syndicat – relativité d’un jugement
relatif à la jouissance des parties privatives des lots
Un syndicat de copropriétaires constitué
par des pavillons ne saurait se prévaloir d’un jugement rendu
au profit de ces derniers, pour des désordres n’affectant
que les parties privatives des immeubles.
Cass.civ.3ème, 3 décembre 2002 (Dict perm Gestion Imm
Mars 2003 p 2825)
Affectation des locaux et résiliation de bail par le syndicat
Le syndicat des copropriétaires peut invoquer
l’interdiction du changement d’affectation des locaux prévue
à l’article L 631-7 du CCH pour obtenir la résiliation
d’un bail d’habitation consenti par un bailleur à un
preneur exerçant des activités de massage, relaxation et
sophrologie en journée et en soirée.
Cass.civ.3ème, 15 janvier 2003 (Dict perm Gestion Imm Mars
2003 p 2838)
PARTIES COMMUNES / PARTIES PRIVATIVES
Passages et corridors desservants un seul copropriétaire
Un couloir stipulé commun par le règlement
de copropriété le demeure même s’il ne dessert
que des lots appartenant à un seul copropriétaire.
Cass.civ.3ème, 28 janvier 2003 (Dict perm Gestion Imm Mars
2003 p 2840)
LOI CARREZ
Vente - Charge des frais de mesurage du lot de copropriété
La loi Carrez n’a pas déterminé qui,
du vendeur ou de l’acquéreur, devait acquitter les frais
entraînés par le métrage de la superficie du lot vendu.
La Cour décide qu’à défaut de stipulations
contraires, c’est au vendeur qu’il revient d’acquitter
ces frais. Solution inédite.
CA Paris 23 mai 2002 n°2002/00325
REGLEMENT DE COPROPRIETE
Clause d’un contrat de vente contraire aux règles
d’ordre public de la copropriété – validité
(oui)
Seules les clauses du règlement de copropriété
contraires aux dispositions d’ordre public de la loi du 10 juillet
1965 peuvent être réputées non-écrites, mais
non celles portées dans un acte de vente. Les copropriétés
ne comportant que deux membres peuvent ainsi déroger aux règles
légales afin de limiter les cas de blocage engendrés par
une telle situation. En l’espèce, les acquéreurs de
lots de copropriété avaient, dans l’acte de vente,
reconnu aux vendeurs, demeurés copropriétaires d’autres
lots, le droit de procéder à une extension de ces derniers
sur les parties communes.
Cass civ 12 février 2003 n°01-12360 épx Moserc/épx
Hildwein
 

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