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LE BULLETIN DE CHEUVREUX N° 2
- Juin 2002

FLASH FISCAL - Loi de Finances pour 2002
2ème Partie : FISCALITE DES ENTREPRISES :
Les principales innovations de la loi de finances portent notamment sur
la fiscalité des restructurations. Notamment, les fusions et scissions
ouvrant droit aux régimes spéciaux ont désormais
une définition fiscale.
Les conditions d'applications de plein droit du régime spécial
aux apports partiels d'actifs et aux scissions sont assouplies.
Les conditions de délivrance des agréments administratifs
pour l'application du régime spécial aux apports réalisés
en faveur de sociétés étrangères, pour le
transfert des droits au report des déficits à la société
bénéficiaire des apports pour la répartition gratuite
des titres reçus en contrepartie d'un apport partiel d'actif en
franchise d'impôt sont clarifiées et aménagées.
La créance née du report en arrière des déficits
est désormais transférable de plein droit à la société
bénéficiaire des apports.
En matière d'impôt de distribution, le principe selon lequel
la qualification de revenus distribués doit être écartée
en cas d'attribution des titres rémunérant l'apport en cas
de fusion placé sous le régime de droit commun est légalisé.
Cette règle est également applicable pour les attributions
de titres faisant suite à des fusions ou scissions transfrontalières
ou entre sociétés étrangères.
Le sursis d'imposition de la plus-value d'échange de titres constatée
par les entreprises associées d'une société scindée
est applicable même si la scission n'a pas été placée
sous le régime spécial.
Statut de société-mère :
Une société soumise à l'impôt sur les sociétés
dont le capital est indirectement détenu à 95 % ou plus
par une société soumise audit impôt, par l'intermédiaire
d'une ou plusieurs sociétés qui n'y sont pas soumises peut
désormais accéder au statut de société-mère
et ce pour la détermination des résultats des exercices
clos à compter du 31 décembre 2001.
DOM et TOM :
L'exonération d'impôt applicable sur agrément aux
créations d'entreprises ou d'activité nouvelle dans les
DOM est prorogée jusqu'au 31 décembre 2006. Il en est de
même de l'abattement du tiers pratiqué sur les résultats
de soumis à l'IS des entreprises implantées en outre-mer.
Associations :
Le seuil de la franchise des impôts commerciaux pour les associations
qui réalisent des opérations commerciales accessoires est
de 60.000 €. Le plafond de chiffres d'affaires pour la dispense du
versement d'acompte d'IS est porté à 84.000 €.
De plus, en fonction de leurs ressources, elles peuvent rémunérer
jusqu'à trois dirigeants. Toutefois, la rémunération
versée à chaque dirigeant ne peut excéder le triple
du plafond retenu pour le calcul des cotisations de sécurité
sociale.
Vignette-auto :
A compter du 1er décembre 2001, la vignette est également
supprimée pour les sociétés et collectivités
publiques concernant les voitures particulières et utilitaires
de moins de 3,5 tonnes, dans la limite de 3 véhicules.
Apports en société :
A compter du 1er janvier 2002, la durée de l'engagement de conservation
des titres reçus lors d'apports purs et simples d'immeubles et
fonds de commerce à une société soumise à
l'IS pour bénéficier de l'exonération des droits
d'enregistrements de 4,80 % est ramenée à 3 ans au lieu
de 5.
Participation des employeurs à l'effort de construction
:
Les modalités de recouvrement de cet impôt sont modifiées
et alignées sur celles applicables aux taxes sur le chiffre d'affaires.
En conséquence, le dépôt de la déclaration
se fait à la recette des impôts et le paiement devient spontané.
TVA :
Le seuil annuel de TVA permettant le dépôt de déclarations
trimestrielles est porté à 12.000 €.
Une amende fiscale est établie pour sanctionner le remboursement
indu de crédits de taxes sur le chiffre d'affaires :
- 40 % des sommes restituées en cas de mauvaise foi ;
- 80% en cas de manuvres frauduleuses.
En revanche, il n'y a pas d'intérêt de retard sur les sommes
restituées.
Cela concerne les demandes de remboursement faites à compter du
1er janvier 2002.
Fiscalité immobilière :
Taxe annuelle
sur les bureaux en Ile-de-France
Les locaux administratifs des établissements scolaires sont exonérés
de la taxe annuelle sur les bureaux en Ile-de-France pour la première
fois pour la taxe due au titre de l'année 2002.
Contribution
sur les revenus locatifs :
A compter du 1er janvier 2002, les organismes sans but lucratif qui mettent
des logements à la disposition de personnes défavorisées
et qui sont agréés à cet effet sont exonérés
de la contribution.
En revanche, les filiales de la Caisse des Dépôts et Consignations
en leur qualité de bailleurs sociaux institutionnels ne sont exonérées.
Taxe professionnelle
et taxe foncière :
Les exonérations de la taxe professionnelle et de la taxe foncière
sur les propriétés bâties prévues dans les
zones franches urbaines sont supprimées à compter du 1er
janvier 2002 et remplacées par le régime prévu dans
les zones de dynamisation urbaine, étant précisé
que pour les opérations réalisées avant le 31 décembre
2001, une sortie du régime d'exonération est étalée
sur trois ans.
La réduction de moitié appliquée à la valeur
locative de certains équipements antipollution n'est plus réservée
aux entreprises qui pratiquent sur ces biens un amortissement exceptionnel.
Pour ce qui est de l'exonération de 15 ans de taxe foncière
pour les logements locatifs sociaux, les conditions relatives au financement
sont assouplies, puisque rentrent désormais dans les 50 % le "
1% logement " - sans limitation aux organismes agréés
- ainsi que les subventions versées par l'Etat, les collectivités
territoriales et les établissements publics de coopération
intercommunale. Ces nouvelles dispositions sont applicables aux constructions
achevées à compter du 1er janvier 2002.
Par ailleurs, la durée d'exonération peut être portée
à 20 ans si les logements répondent à certains critères
de qualité environnementale pour les immeubles pour lesquels l'ouverture
de chantier intervient à compter du 1er janvier 2002.
Le dégrèvement de taxe foncière en faveur des personnes
âgées de condition modeste est fixé à 100 €.
L'âge est abaissé à 65 ans.
Acquisitions
de lots de copropriété en difficulté par des organismes
d'HLM :
La loi SRU a autorisé les organismes d'HLM à acquérir
des lots de copropriété en difficulté faisant l'objet
d'un plan de sauvegarde pour procéder à la réhabilitation
de ces logements puis les céder.
Les acquisitions effectuées dans le cadre de ces opérations
ne donnent lieu au paiement que de la taxe de publicité foncière
au taux de 0,60% (soit un taux global de 0,615%).
 

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