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 LES
ARCHIVES
LE BULLETIN DE CHEUVREUX N° 2- Juin
2002

Du côté des Tribunaux
URBANISME

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Nouveau permis sur un même terrain - bénéficiaire
distinct - absence de retrait implicite
Le Conseil d'Etat, dans un arrêt en date
du 31 mars 1999 Vicqueneau, a considéré que la délivrance
d'un second permis sur un même terrain implique "nécessairement"
le retrait du premier. La solution de cet arrêt, dont on ne
connaît pas la portée exacte est très pénalisante
pour les opérations immobilières. L'arrêt commenté
précise sur un point la portée dudit arrêt en
considérant que la délivrance d'un nouveau permis
sur un même terrain à une société distincte
du bénéficiaire du permis initial n'a pas pour effet
de rapporter implicitement le permis initial.
CE, 16 janvier 2002, Mme Gisèle Portelli et Mme Escribano-Arrondel
c/ Commune de Saint-Leu-la-Forêt.
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PERMIS DE CONSTRUIRE
Implantation des constructions par rapport aux limites
séparatives (article 7) - construction en sous-sol - applicabilité
En l'absence de règles spécifiques dans le règlement
du POS, les règles d'implantation de bâtiments par rapport
aux limites séparatives ne s'appliquent pas à leurs parties
souterraines.
CE 11 février 2002, M. Urset, req. n° 221.350
BJDU - 1/2002, page 16
Surélévation d'une construction - travaux
sur existant - interprétation de la règle
Selon une jurisprudence constante, la circonstance qu'une
construction existante n'est pas conforme aux dispositions du document
d'urbanisme applicable ne fait pas obstacle, en l'absence de dispositions
de ce document spécialement applicables à la modification
des immeubles existants, à la délivrance d'un permis de
construire, s'il s'agit de travaux qui réduisent la non-conformité
avec les dispositions méconnues ou bien sont étrangères
à ces dispositions. En l'espèce, en application de cette
jurisprudence, le juge a considéré que la surélévation
d'une construction existante, mal implantée au regard de la réglementation
en vigueur peut être autorisée compte tenu de la rédaction
de la règle d'urbanisme qui ne s'applique qu'aux nouvelles constructions.
CE 21 novembre 2001, Secr. Et. au logement c/ Cne d'Eze-sur-Mer et SCI
Erispasch, n° 217797
Construction-Urbanisme, février 2002, page 17
Déclaration de travaux - emplacements réservés
- notion de construction au sens de l'ancien article R. 123-32 du Code
de l'urbanisme - champ d'application de cet article
Aux termes de l'ancien article R. 123-32 du Code de l'urbanisme,
les constructions sont interdites sur les terrains grevés par une
servitude d'emplacement réservé. Des travaux destinés
à modifier la toiture ainsi que la façade d'un immeuble
doivent être regardés non comme des travaux d'entretien mais
comme des travaux de construction, au sens de cet article. En conséquence,
le maire est tenu de s'opposer à la déclaration de travaux.
CE 14 février 2002, n° 99PA01956 Ville de Puteaux
Permis de construire - société concurrente
- intérêt à agir (non)
Une société de restauration rapide a obtenu un permis de
construire. Un concurrent exploitant un établissement similaire
situé à 200 mètres conteste ce permis. Il a été
jugé qu'il n'avait pas intérêt à agir. Il est
rappelé que pour contester un permis de construire, la personne
doit faire état d'un intérêt à agir tiré
de considérations d'urbanisme ou d'environnement mais pas de concurrence
commerciale.
CE 22 février 2002, Société France Quick - Moniteur
TP 19/04/2002 p.95
P L U / P O S
Degré d'information des conseillers municipaux
pour la révision du POS
Les conseillers municipaux doivent disposer, avant la séance
approuvant la révision du POS, de l'ensemble du projet. En revanche,
en l'absence de demande de leur part, le maire n'est pas obligé
de leur communiquer d'autres documents, notamment le rapport du commissaire
enquêteur.
CE 11 janvier 2002, M. Janin, n° 215314
Le Moniteur, 22 mars 2002, page 95
CONTENTIEUX DE L'URBANISME
Certificat d'urbanisme - procédures de référé
- condition d'urgence - appréciation
Le certificat d'urbanisme négatif lorsqu'il prive le
pétitionnaire de la possibilité de vendre ses terrains crée
une situation d'urgence justifiant sa suspension au titre de l'article
L. 521-1 du Code de justice administrative.
CE 5 décembre 2001, Commune de Contes, req. n° 237189
BJDU - 1/2002, page 60
FINANCEMENT DE L'URBANISME
Programme d'aménagement d'ensemble - notion
Ce jugement du tribunal administratif constitue un exemple
intéressant de PAE irrégulier. Il a en effet considéré,
que ne constitue pas un programme d'aménagement d'ensemble, un
programme de travaux consistant en la création d'une voie départementale
entre deux carrefours et de voies communales adjacentes, et la réalisation
de l'assainissement au fur et à mesure des besoins induits par
les constructions à usage d'activité.
TA Versailles 23 octobre 2001, SCI Jeancel c/ Département des Yvelines,
req. n° 96-1814 et
n° 96-1819
BJDU - 1/2002, page 67
LOTISSEMENT
Affectation d'un lot dans un acte de vente - opposabilité
aux voisins (oui)
L'acte de vente d'un lot de lotissement le réservait
à l'habitation et aux professions libérales. Le locataire
du lot vendu y exerce une activité de dressage de chevaux. Les
propriétaires des lots voisins engagent la responsabilité
de l'acquéreur. La Cour de cassation approuve la Cour d'Appel d'avoir
condamné le propriétaire au motif que la clause du contrat
de vente réservant une destination particulière au lot vendu
tenait lieu de loi aux parties, mais également aux propriétaires
voisins, en consacrant l'existence d'une stipulation pour autrui, l'effet
relatif des convention étant ainsi écarté. On peut
considérer que le domaine est régi par un quasi-cahier des
charges.
Cass. Civ. 3ème, 05 décembre 2001 - Rép. Défr.
n°06/02 art. 37508 n°17
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La loi SRU est remise en chantier
L'auteur fait un point tout à fait intéressant
sur l'ensemble des retouches que le parlement a apporté à
la loi du 13 décembre 2000, solidarité et renouvellement
urbains, dans le domaine de l'urbanisme. Ces modifications concernent
essentiellement le régime des SCOT et des PLU. Il indique
également les propositions de lois non encore adoptées.
Jacques-Henri Driard
AJDA, mars 2002
L'abrogation d'un POS ou d'un PLU
Avant la LOI SRU, l'abrogation d'un POS n'était
pas possible. L'auteur analyse les incidences de l'abrogation d'un
PLU désormais permise et expose la procédure à
mettre en uvre.
Jean-Luc Maillot
Construction-Urbanisme, février 2002, page 5
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