|

 LES
ARCHIVES
LE BULLETIN DE CHEUVREUX N° 4- décembre 2003

DU COTE DE L'EUROPE

DU COTE DE LA COMMISSION
Taux réduit de TVA : divergences persistantes
La réunion des représentants permanents
des Etats membres, le 23 octobre 2003, a confirmé la persistance
des désaccords sur la future liste des biens et services qui pourront
bénéficier des taux réduits de TVA après l’expiration
du régime actuel fin décembre.
Ces désaccords sont tels qu’il n’est pas certain que
le sujet soit remis à l’ordre du jour de la réunion
des ministres des Finances qui doit avoir lieu le 4 novembre.
L’Allemagne, l’Autriche, la Suède et le Danemark s’opposent
toujours à toute extension de la liste. La Présidence italienne
a fait un pas en proposant l’extension partielle de la liste, notamment
à la construction et la rénovation de bâtiments publics
et aux aménagements paysagers.
Le Royaume-Uni souhaiterait y inclure les matériaux pour l’économie
d’énergie.
Plusieurs délégations, dont la France, proposent quant à
elles une prolongation de l’expérience actuelle de taux réduits
sur les activités à forte densité de main d’œuvre.
Mais la Commission n’y semble pas disposée pour l‘instant.
Nouvelle proposition pour l’imposition des fusions
d’entreprises
La Commission Européenne a présenté
sa nouvelle proposition de directive « fusions » qu précise
les règles d’imposition pour les échanges de titres
lors de fusions entre entreprises de différents Etats Membres.
Il s’agit d’une modernisation de la directive « fusions
» de 1990 qui permet un report d’imposition des plus-values
résultant d’une restructuration transfrontalière,
lors de fusions, scissions, apports d’actifs et échanges
d’actions.
Ce régime est une mesure à court terme, en attendant l’éventuelle
création d’une assiette commune d’imposition sur les
sociétés.
La proposition sera combinée avec une prochaine proposition de
10ème directive comptable de droit des sociétés.
ALLEMAGNE
Plus de 12.500 logements détruits
cette année à l’Est
Cette année, les sociétés de logements
est-allemandes devraient avoir démantelé plus de 12.500
logements vides pour décongestionner le marché, d’après
le Ministère des Transports et de la Construction de Berlin. Pour
ce faire, 21 millions d’euros ont été prélevés
sur le programme « Reconversion Urbaine Est » qui prévoit
que d’ici à 2009, 1/3 des 1,1 millions de logements vides
dans l’ex-RDA devront avoir été détruits.
Pas de reprise du BTP avant 2005
Les PME n’entrevoient pas la fin de la récession
dans le BTP avant 2005.
D’après les révisions, le chiffre d’affaires
en 2003, année noire, baissera de 7% et l’an prochain, il
reculera encore modérément de 3 à 4%. La stabilisation
à un bas niveau interviendra au plus tôt en 2005.
ESPAGNE
L’Etat accélère ses
investissements
Au début de la législature, le plan d’infrastructure
pour la période 2000-2007 prévoyait un montant d’investissements
de 105 milliards d’euros dans la construction de routes, lignes
ferroviaires à grande vitesse, aéroports et ports. Quatre
ans plus tard, en tenant compte des sommes budgétées pour
2004, 54,67 millions ont été engagés, soit un taux
de réalisation de 52%, ce qui représente plus que ce qui
était initialement prévu.
Ce serait l’importance prise par l’initiative privée,
notamment à travers les concessions dans les secteurs autoroutiers
et portuaires qui aurait permis une telle réussite.
Vente de logements : record européen
de rapidité
Le temps moyen d’acquisition d’un appartement
mis sur le marché est de 30 jours en Espagne, contre 116 en moyenne
dans l’Union Européenne. La plupart des grands pays européens
tournent autour de 90 jours, 80 jours pour la France et un maximum de
158 jours en Allemagne.
Le prix de vente du logement a augmenté de 95% en Espagne entre
1995 et le premier trimestre 2003, le prix moyen d’un appartement
de 100 m² à Barcelone ou Madrid se négociant autour
de 280.000 euros.
Les commissions d’agence en Espagne sont de 5%, contre 3,19% en
moyenne au niveau européen, sauf en France où ce pourcentage
est de 6%.
Par ailleurs, les frais d’une vente en Espagne (honoraires de notaire
et droits d’enregistrement) atteignent 7% du montant de la transaction,
par rapport à une moyenne européenne de 5,19%.
LUXEMBOURG
Optimisme mesuré pour l’immobilier
Les trois acteurs principaux du marché immobilier
de bureaux luxembourgeois sont : l’Etat, les institutions européennes
et le secteur bancaire.
En 2002, ce sont les surfaces comprises ente 1.000 et 5.000 m² qui
ont été les plus prisées : 39 % de prise en occupation.
Deux-tiers des occupants de logements sont propriétaires de leur
bien.
Les loyers se situent toujours à un niveau élevé,
et ont augmenté de 2,7% entre 2002 et 2001 et de 2,1% sur les 5
premiers mois de 2003.
Concernant l’immobilier de bureaux, le stock de bureaux ne cesse
d’augmenter et on observe un taux de vacance plus élevé
que les années précédentes : 5,2% au 30 juin 2003
contre 1% en 2000.
Concernant l’immobilier résidentiel, c’est un bilan
en demi-teinte. Le nombre des logements concernés par les autorisations
de bâtir est de nouveau à la hausse de 3,9% après
deux années de recul, tandis que le nombre d’autorisations
pour les maisons individuelles continue de décroître de –2,5%,
phénomène que l’on observe depuis 1997. Du fait de
la pénurie de terrains à bâtir, la faveur du marché
va plutôt vers les immeubles résidentiels collectifs.
On atteint des prix autour de 2500 €/m² pour
les appartements à vendre et 2.000 €/m² pour les maisons
individuelles.
BELGIQUE
Simplification des procédures pour
construire
Plusieurs dispositions en matière d’urbanisme
ont été récemment revues pour alléger les
procédures d’obtention de permis en Région bruxelloise.
Pour l’ensemble des travaux intérieurs, plus aucun permis
n’est requis sous réserve du respect de certaines conditions.
De même pour certains travaux extérieurs.
L’Administration « booste »
le marché des bureaux
Contrairement à d’autres capitales européennes,
le marché des bureaux bruxellois est caractérisé
par une grande stabilité, émanant principalement du secteur
public (belge et européen), qui représente 60% des transactions.
Cette stabilité permet à Bruxelles d’accueillir la
majorité des investisseurs paneuropéens qui l’ont
positionnée en numéro 1 ou 2 dans leur stratégie
d’investissement.
ITALIE
Nouvelles incitations fiscales pour la rénovation de logements
Dans le cadre des modifications au texte de loi de Finances
pour 2004, les déductions fiscales pour la rénovation des
logements passeront de 36% à 41%, retrouvant ainsi le niveau établi
au début de ce programme en 1998.
Le gouvernement veut, par cette mesure, compenser l’effet négatif
de la hausse de la TVA sur les fournitures pour ces interventions, qui
est repassée de 10% à 20% depuis le 30 septembre 2003.
POLOGNE
Clauses défavorables des contrats
des promoteurs immobiliers
L’Office de protection de la concurrence et des
consommateurs polonais estime que 40% des contrats proposés par
les coopératives et les promoteurs immobiliers comportent des clauses
défavorables aux acquéreurs, voire non conformes à
la loi. Ces clauses font par exemple supporter au client le risque de
change lorsque le contrat est libellé en devises ou prévoit
des pénalités exorbitantes. Il arrive aussi que le client
souhaitant résilier le contrat doive attendre, pour être
remboursé, qu’un nouvel acquéreur se présente.
Boom du logement et baisse des stocks de
bureaux
Sur les 9 premiers mois de l’année, 127.700
nouveaux appartements ou maisons ont été construits, soit
plus du double par rapport à la même période de l’année
dernière. Cela est surtout dû aux investisseurs individuels,
qui en ont achevé 90.900, soit trois fois plus qu’en 2002.
Mais les experts attribuent ces chiffres surtout à l’enregistrement
de maisons déjà construites, que leurs propriétaires
ont fini par déclarer pour échapper aux amendes introduites
par une nouvelle législation.
Quant aux surfaces de bureaux, le coefficient des surfaces inoccupées
est tombé à 16,1% à Varsovie et 17,4% dans le centre-ville,
suite à la mise en service de locaux neufs et à la libération
de surfaces anciennes. Ce coefficient devrait baisser dans les 12 prochains
mois.
PORTUGAL
Politique de bas prix dans les travaux
publics
Pour survivre en période de crise, les PME du
BTP portugaises pratiquent une politique de bas prix. La majorité
des appels d’offres sont remportés par les entreprises qui
présentent des prix allant jusqu’à 30% en dessous
du prix de base de lancement. La concurrence entre les entreprises est
féroce et les PME en sont les premières victimes. Elles
s’orientent de plus en plus vers les travaux publics proposés
par les administrations locales, voire régionales.
RUSSIE
Le boom du bâtiment concerne surtout
Moscou, qui manque désormais de terrains constructibles
Les mises en chantier programmées en 2003 dans
l’ensemble du pays (145 millions d’habitants) représentent
33 millions de m², tandis que la part de Moscou (10 millions d’habitants)
atteint environ 5 millions de m², soit 15% du total national : On
construit à Moscou deux fois plus qu’ailleurs.
La capitale russe a épuisé toutes ses réserves
de terrains constructibles libres. Demeurent trois solutions, selon l’Architecte
en chef de Moscou :
- rénover les quartiers résidentiels existants en y augmentant
la surface habitable
- bâtir en hauteur
- et construire sur des terrains occupés par des bâtiments
industriels.
FRANCE
Logement : autorisations et mises en chantier
en hausse
Le nombre d’autorisations de construction de logements
a progressé en France de 9,9% au 3ème trimestre par rapport
au même trimestre de l’année précédente.
Quant aux mises en chantier, elles ont progressé de 4,9%, a annoncé
le Ministère de l’Equipement. Le secteur du logement collectif
a fortement contribué à la progression sur ce trimestre
avec une hausse de 10,5% des autorisations de construction et de 13,1%
pour les mises en chantier.
SUEDE
Construire des logements moins chers
Une étude menée en Suède montre
qu’il est possible de réduire de 20 à 30% le coût
de construction de logements, d’acheter des matériaux de
construction hors de Suède pour 30% moins chers et utiliser de
nouvelles formes d’appels d’offres et de nouvelles techniques
de construction plus efficaces.
IRLANDE
Fin du boom du BTP
Selon les prévisions officielles, le chiffre d’affaires
du BTP irlandais va atteindre 22,2 milliards d’euros en 2003, soit
une baisse du volume de 1% sur 2002, le premier déclin en 10 ans.
Un changement à prendre en compte dans une économie où
le BTP représente 20% du PIB. Ce ralentissement survient après
une quasi-surchauffe du secteur en termes de volume et d’emploi
entre 1994 et 1999 et une modération depuis 2000.
Il reflète le ralentissement de l’économie en général,
mais aussi la baisse des dépenses publiques.
 

retour au sommaire
|