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LES
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LE BULLETIN DE CHEUVREUX N° 4- Décembre
2002

DU COTE DE VOTRE NOTAIRE
L'Actualité de Cheuvreux
- Michèle Raunet interviendra le 19 mars 2003 lors d’une
formation EFE (Edition Formation Entreprise) ayant pour thème
général «Les collectivités locales face aux
risques majeurs». Elle interviendra plus particulièrement
sur le risque «incendie».
- Jean-Pierre Brulon et Michèle Raunet vont intervenir au cours
d’une formation EFE consacrée aux opération immobilières
publiques les 30 et 31 janvier 2003. Leur interventions concernera le
recours à la dation en paiement et les montages en volumes. Renseignement
et inscription : www.efe.fr.
- Lors de la dernière journée d’étude Dalloz
du 4 décembre 2000 consacrée aux nouveaux documents d’urbanisme,
Michèle Raunet est intervenue sur la problématique «PLU
et ZAC».
- Lors du séminaire d’actualité du Groupe Moniteur
du 14 novembre 2002 qui avait pour thème «Montages d’opérations
immobilières», Michèle Raunet est intervenue au
sujet des précautions à prendre lors de la rédaction
du projet.
Des clients nous ont demandé
Je possède l’usufruit d’un bien qui va être
prochainement cédé. A qui le notaire va-t-il remettre le
prix de vente : au nu-propriétaire ou à l’usufruitier
?
A défaut de stipulation contraire, le prix de
vente du bien soumis à usufruit doit être partagé
entre l’usufruitier et le nu-propriétaire en proportion de
la valeur respective de leurs droits (Cass civ 20 octobre 1987). Les juges
du fond disposent à cet effet d’un pouvoir souverain pour
procéder à cette évaluation (Cass civ 25 février
1997).
Il est donc opportun - voire indispensable - de convenir du sort du prix
avant la signature de l’acte de vente.
Notre société va acquérir prochainement un immeuble
de grande hauteur. Une compagnie d’assurance peut-elle refuser d’assurer
le risque «terrorisme» sur cet immeuble ?
Non car l'article L126-2 du code des Assurances impose aux assureurs de
couvrir le risque «dommages aux biens résultant d'actes de
terrorisme ou d'attentats». Les dommages aux personnes sont quant
à eux pris en charge par un fond de garantie. Toute clause d'exclusion
est réputée non-écrite, ce qui veut dire que le risque
est couvert dans toutes les assurances dommages, qu'il soit ou non stipulé
expressément.
L'assureur ne peut donc refuser d'assurer. En contrepartie, il peut se
réassurer pour ce risque auprès de la Caisse Centrale de
Réassurance, avec garantie de l'Etat (voir les articles L431-10
et A 431-6).
De plus, les franchises et les plafonds doivent être les mêmes
que pour les dommages de même nature (incendie...) qui n'auraient
pas pour origine un acte de terrorisme (art R126-2).
Toutefois, les attentats du 11 septembre 2001 ont contraint l'Etat à
renégocier la prise en charge du risque par les assureurs. A leur
demande, un décret du 28 décembre 2001 a apporté
certaines dérogations. Concernant les «grands risques»,
les assureurs peuvent déroger conventionnellement à la prise
en charge du risque «terrorisme» en créant des franchises
ou un plafond dans une certaine limite : le montant de la garantie, net
de franchise, ne peut être inférieur à 20 % du montant
de garantie, net de franchise, prévu par le contrat pour des dommages
de même nature qui n'auraient pas pour origine un acte de terrorisme
ou un attentat et, en tout état de cause, ne peut être inférieur
à 20 millions d'Euros (art R126-2 - code des Assurances).
Les «grands risques» sont définis par l'article L111-6
: ce sont ceux qui concernent les dommages aux biens lorsque le souscripteur
de l'assurance exerce une activité dont l'importance dépasse
certains seuils définis à l'article R111-1 du code des assurances
: le souscripteur est soumis à la réglementation des grands
risques s'il remplit au moins deux des trois conditions suivantes :
- le dernier bilan s'élève à plus
de 6,2 millions d'Euros,
- le montant du dernier Chiffre d'Affaire est supérieur à
12,8 Millions d'Euros,
- il emploie plus de 250 personnes.
Si le souscripteur fait partie d'un ensemble d'entreprises soumises à
une obligation de consolidation comptable, les seuils sont appliqués
sur une base consolidée.


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