bulletin en PDF
(503 Ko)

Du côté de votre notaire

Du côté du parlement

Flash fiscal

Du côté de l'Europe

LE DOSSIER - Achat
immobilier : 7 jours pour
réfléchir ou se rétracter


Du côté des tribunaux

Stratégie Patrimoniale
Droit bancaire et financier
Copropriété et
Organisation Juridique
des Ensembles
Immobiliers

Immobilier Institutionnel
et Promotion Immobilière
Urbanisme,
Aménagement Urbain
Droit Public
Droit des Affaires
Droit fiscal


 

retour sommaire
suivantprécédentLES ARCHIVES

LE BULLETIN DE CHEUVREUX N° 4 - Décembre 2001


Du côté des Tribunaux
COPROPRIETE ET ORGANISATION JURIDIQUE DES ENSEMBLES IMMOBILIERS

Lotissement - obligation d'adhérer à une association autre qu'une association syndicale libre

En l'espèce le règlement de construction constitué par autorisation préfectorale, dans le cadre d'une opération de lotissement, prévoyait en plus de l'association syndicale libre, la création d'une association de droit privé ayant pour objet la gestion et l'administration d'équipements sportifs. Il y était indiqué que chaque acquéreur de l'un des lots du domaine devrait adhérer à ladite association et s'acquitter de la cotisation annuelle prévue. Toutefois, l'acquéreur d'un des terrains du lotissement démissionna de cette association au bout de quelques années. Il fut donc assigné par l'association en paiement des cotisations. D'abord condamné par les juges du fonds, le propriétaire récalcitrant obtint gain de cause devant l'assemblée plénière de la Cour de cassation au motif "qu'hormis les cas où la loi en décide autrement (c'est le cas pour les associations syndicales libres) nul n'est tenu d'adhérer à une association régie par la loi du 1er juillet 1901, ou y ayant adhéré, d'en demeurer membre". Arrêt de principe.
Cass.ass.plén. 9 février 2001 - JCP N 7 septembre 2001, p.1301


TRAVAUX

Travaux - refus abusif de l'assemblée générale - autorisation judiciaire

Un copropriétaire qui s'est vu refusé l'autorisation de faire des travaux affectant les parties communes et la destination, doit obtenir une autorisation judiciaire pour effectuer les travaux, même si ultérieurement il obtient l'annulation de la décision de l'assemblée pour refus abusif. En l'espèce, l'intéressé se voit condamné à remettre en état les lieux qu'il a modifiés.
CA Paris 6 septembre 2001

Obligation d'un coordonateur de sécurité

Un syndicat de copropriétaires, agissant pour le compte de l'ensemble des copropriétaires n'est pas un particulier faisant réaliser des travaux pour son usage personnel ou celui de sa famille. Il est soumis dès lors aux exigences de l'article L 235-3 du Code du travail, imposant le recours à un coordonateur de sécurité lorsque les travaux doivent être exécutés par plusieurs entreprises, y compris les sous-traitants. Néanmoins, le syndicat a subi un préjudice du fait que la sous-traitance d'une partie des travaux, dont il aurait dû avoir connaissance au moment de la conclusion du contrat, l'a obligé à engager des frais supplémentaires (coordonateur de sécurité).
Cass civ.11 juillet 2001 SARL Corebat c. cabinet Lechner


DIVERS

Saisie immobilière - défaut de notification de la vente au syndicat - forclusion du délai pour faire opposition (non)

En cas de vente d'un lot de copropriété, l'envoi d'un avis de mutation au syndic est obligatoire, même si la procédure de saisie immobilière est diligentée à la demande du syndicat des copropriétaires. L'avocat du créancier poursuivant la procédure de saisie immobilière doit en principe ainsi avertir le syndicat en l'invitant à former opposition entre ses mains au titre des sommes dues dans un délai de quinze jours (article 20 de la loi du 10 juillet 1965), même si le créancier poursuivant est le syndicat. L'opposition de ce dernier vaut mise en œuvre du privilège immobilier spécial prévu par l'article 2103 du Code civil. La Cour estime néanmoins que le défaut d'envoi de cet avis de mutation par son avocat ne peut être reproché au syndicat, dans la mesure où cette formalité incombe à l'avocat personnellement. Aucune forclusion ne peut être opposée à ce syndicat du fait de la carence de son mandataire.
Cass civ. 18 juillet 2001 N°00-13404

ASSOCIATION SYNDICALE LIBRE

Publicité des statuts et délai

Dans le mois qui suit la signature de l'acte constitutif de l'association syndicale libre, un extrait de cet acte doit être publié dans un journal d'annonces légales. A défaut, l'association est privé de la personnalité juridique et ne peut agir en justice. Un arrêt récent mentionne que le délai d'un mois n'est pas de rigueur. Une association, qui avait publié plus d'un an après l'acte constitutif, s'est vu autorisé à agir en justice pour recouvrement de charges impayées. Elle bénéficie de la personnalité juridique dès la publication, même si cette dernière a lieu plus d'un mois après.
Cass civ. 3 octobre 2001 n°00-11690

CHARGES

Usage du lot et répartition des charges
Un professionnel libéral acquiert un lot dans une copropriété. L'assemblée générale décide de modifier la répartition des charges de certaines parties communes (ascenseur, électricité des communs…) concernant ce lot. La Cour de cassation décide, qu'en raison du changement d'usage des parties privatives du lot du copropriétaire concerné, l'unanimité de l'assemblée générale n'est pas nécessaire pour modifier la répartition des charges d'ascenseur, d'entretien et d'électricité des parties communes.
Cass civ.20 juin 2001 - Administrer 2001 n°336

Obligation d'un coordonateur de sécurité
Un syndicat de copropriétaires, agissant pour le compte de l'ensemble des copropriétaires n'est pas un particulier faisant réaliser des travaux pour son usage personnel ou celui de sa famille. Il est soumis dès lors aux exigences de l'article L 235-3 du Code du travail, imposant le recours à un coordonateur de sécurité lorsque les travaux doivent être exécutés par plusieurs entreprises, y compris les sous-traitants. Néanmoins, le syndicat a subi un préjudice du fait que la sous-traitance d'une partie des travaux, dont il aurait dû avoir connaissance au moment de la conclusion du contrat, l'a obligé à engager des frais supplémentaires (coordonateur de sécurité).
Cass civ.11 juillet 2001 SARL Corebat c. cabinet Lechner

suivantprécédent

retour au sommaire