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LE BULLETIN DE CHEUVREUX N° 4
- Décembre 2001

DU COTE DU PARLEMENT (suite)

A NOTER AUX BULLETINS OFFICIELS
Opérations en capital et TVA
En principe, la TVA qui grève les dépenses effectuées
par les entreprises lors de la réalisation de leurs opérations
en capital (fusion, apport, augmentation de capital...), est déductible.
La jurisprudence récente de la Cour de justice des communautés
européennes confirme que la TVA grevant les dépenses exposées
lors d'opérations en capital ouvre droit à déduction.
En effet, ces dépenses ont un lien direct et immédiat avec
l'ensemble de l'activité économique de l'entreprise qui
les supporte. L'Administration vient de préciser les conditions
de déduction de la TVA afférente aux dépenses supportées
par une entreprise (assujettie à la TVA) pour la réalisation
de ses opérations en capital (Instr. 15 oct. 2001 : BOI 3 D-4-01).
Une circulaire sur le nouveau régime des
participations
La loi n° 2000-1208 du 13 décembre 2000 relative à la
solidarité et au renouvellement urbains a profondément réformé
les modes de financement des équipements publics : abrogation des
taxes de surdensité, modification du calcul de la TLE et des taxes
assimilées sur les constructions à usage de résidences
principales, modification du champ d'application des taux de la redevance
pour création de locaux de bureaux ou de recherche en région
Ile-de-France, modification de la définition, aménagement
de la participation pour non-réalisation d'aires de stationnement,
nouveau régime de participation pour création de voies nouvelles
et réseaux . La circulaire du 27 juillet 2001, avec ses nombreux
exemples et simulations, permet d'appréhender concrètement
l'étendue de ces modifications substantielles (circulaire N°2001-56
du 27 juillet 2001 : BO min.Equip.n°2001/15).
REPONSES MINISTERIELLES
Sécurité des ascenseurs et mise en
conformité
Le décret du 30 juin 1995 a imposé des prescriptions de
sécurité pour les travaux effectués sur les ascenseurs.
L'entreprise chargée d'effectuer les travaux doit, au préalable,
faire une étude de sécurité afin d'assurer la sécurité
des personnes ayant à intervenir lors de ces travaux. Les immeubles
d'habitation n'étant pas soumis au Code du travail, il ne peut
pas être reproché aux propriétaires de ne pas avoir
fait la mise en conformité. Cette réponse ministérielle
du 5 novembre 2001 (JOAN p.6342) rassure donc les responsables des immeubles
d'habitation et notamment les syndicats de copropriétaires à
qui l'on voulait faire supporter le coût des travaux.
Travaux d'entretien et réduction des revenus
fonciers
Dans une réponse ministérielle du 3 septembre 2001 (JOAN
Q.n°62147), le Ministre de l'Economie et des Finances indique que
"les dépenses d'entretien et de réparation des immeubles
donnés en location, ainsi que les dépenses d'amélioration
afférentes aux locaux d'habitation qui constituent des charges
de la propriété sont déductibles des revenus fonciers
en application de l'article 31 du CGI".
Sont également déductibles, les dépenses de réparations
locatives, telles que les frais de réfection des peintures intérieures,
des papiers peints ou de la moquette, lorsqu'elles sont engagées
avant l'installation d'un locataire en vue de faciliter la location et
sont effectivement supportées par le propriétaire. Toutefois,
la déduction de ces travaux doit être refusée s'il
apparaît que la prise en charge des dépenses par le propriétaire
résulte de rapports personnels, familiaux ou d'intérêts
existant entre les parties ou de circonstances telles que la location
peut être considérée comme anormale. Ces règles
s'appliquent quelle que soit l'ancienneté de la construction, y
compris pour les immeubles ayant ouvert droit au bénéfice
de la réduction d'impôt pour investissement locatif prévue
aux articles 199 nonies à 199 decies D du code CGI.
Le gouvernement veut favoriser la mixité
sociale dans l'habitat
Dans un souci de favoriser la mixité sociale et le renouvellement
urbain, le gouvernement expérimente une variante du prêt
à taux zéro dont la vocation serait d'aider des familles
modestes à s'installer en centre-ville. Dans le même temps,
le ministère du logement va tenter d'encourager les familles aisées
à habiter dans des zones difficiles.
Concrètement, le gouvernement va accorder une prime de 10.700 euros
(70.000 francs) en déduction du prix d'achat du logement, soit
à ceux qui viendront s'installer en centre-ville, soit à
ceux qui choisiront d'aller dans des ZUS (zones urbaines sensibles). Dans
les deux cas, les familles seront soumises à des contraintes de
ressources. Ces deux projets doivent concerner 1.000 logements chacun
et sont menés sous l'impulsion de Marie-Noëlle Lienemann,
Secrétaire d'Etat au Logement.
Place de stationnement et pouvoir du maire
Une réponse ministérielle du 13 août 2001 (QE N°60318)
confirme la compétence des maires pour créer des voies de
stationnement aux grands invalides civils sur les parcs de stationnement
créés par les grandes surfaces. Le maire dispose en effet
de ce pouvoir dans tout lieu de stationnement ouvert au public (art L2213-2,
3° du Code général des collectivités territoriales),
il n'y a pas lieu de distinguer entre les voies communales et les voies
privées ressortissantes de la commune sur lesquelles le propriétaire
autorise l'accès au public.
EN PROJET
Marchés publics : paiement en 45 jours d'ici
à 2004
Un projet de décret soutenu par la ministère de l'Economie
et des Finances et soumis actuellement à l'avis du Conseil d'Etat
prévoit que le délai de paiement global maximum pour l'ensemble
des marchés publics soit fixé à 45 jours pour l'Etat
et les collectivités locales, à compter du 1er janvier 2004.
Ce délai oscille aujourd'hui entre 30 et 180 jours.
Moderniser la législation sur les musées
Un projet de loi sur les musées a été présenté
en Conseil des ministres le 23 octobre par Catherine Tasca. Ce projet
a trois objectifs : placer le public au cur de la vocation du musée,
établir de nouvelles relations entre l'Etat, les collectivités
territoriales et les personnes privées propriétaires de
musées et consolider le régime de protection applicable
aux collections des musées. Concernant le deuxième objectif,
le projet entend laisser une plus grande marge de manuvre aux collectivités
territoriales. Il encourage la constitution de réseaux d'établissements
dotés d'une possibilité de cession de certains de leurs
fonds.
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Projet de loi de finances pour 2002
La loi de finances pour 2002 devrait être
adoptée en fin d'année. L'Assemblée nationale
a adopté, le 23 octobre 2001, en première lecture
et après une seconde délibération, la première
partie du projet de loi de finances pour 2002. Voici quelques dispositions
qui ont retenu notre attention :
- Extension
de l'exonération de la taxe sur les bureaux et les locaux
commerciaux et de stockage en Ile-de-France (art. 4 quater) ;
-
Extension, aux enfants majeurs du défunt ou de son conjoint
atteints d'une infirmité, du bénéfice de
l'abattement de 20 % sur la valeur vénale de la résidence
principale en cas de succession (art. 11 ter)
-
Avancement au 1er janvier 2001 de la date d'entrée en vigueur
du dispositif de déductibilité du revenu foncier
des dépenses de désamiantage pour les locaux professionnels
et commerciaux (art. 6-I A et 6-II)
- Réaménagement
de la contribution due par les organismes collecteurs de la participation
des employeurs à l'effort de construction (art. 12).
Le prochain numéro du Bulletin fera bien
évidemment le point précis des dispositions définitivement
adoptées.
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