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LE BULLETIN DE CHEUVREUX N° 9 - JUILLET
2000
Édito

e
projet de loi relatif à la solidarité et au renouvellement
urbains, texte dont l'application interviendra en début d'année
2001, comporte un volet sur la " protection de l'acquéreur
immobilier ", instituant entre autres :
- un droit de rétractation de sept jours pour les promesses de
vente sous seing privé et un délai de réflexion
de la même durée pour les promesses authentiques à
compter de la réception de la promesse de vente ou du projet,
- l'interdiction de tout versement de sommes avant ce délai.
Comment ne pas se féliciter de telles mesures pour le consommateur
? Le juriste, s'il ne peut qu'adhérer à ce mouvement, est,
en revanche, affecté par les insuffisances, tant sur la forme que
sur le fond, des articles de loi votés. Nul doute que le rédacteur
ne possède qu'une formation juridique embryonnaire et que le style
volontairement commun conduit inévitablement à des imprécisions.
Le système mis en place de l'obligation d'envoyer un projet sept
jours à l'avance permettant un délai de réflexion
est de nature à alourdir inutilement le processus de vente. Il
faut y voir l'accentuation du formalisme qui envahit notre droit, pouvant
nuire à la qualité juridique et entraînant des surcoûts
qu'il faudra bien répercuter sur le consommateur.
La protection de celui-ci ne passe-t-elle pas plutôt par un renforcement
de l'accès aux conseils ?
Ronan Bourges

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