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 LES
ARCHIVES
LE BULLETIN DE CHEUVREUX N° 8 -
MAI 2000

L'ACTUALITÉ JURIDIQUE
Droit Public
Collectivités locales
DÉLIBÉRATIONS : CONSEILLER MUNICIPAL
INTÉRESSÉ. (37-08)
La participation au vote d'une délibération du conseil municipal
de plusieurs conseillers intéressés n'est pas illégale
si le projet présente un intérêt public.
(CE 17 novembre 1999, Riche ; Collect. territoriales, février 2000
p.18)
DÉLIBÉRATION AUTORISANT UN MAIRE À
AGIR EN JUSTICE. (38-08)
L'article L.2122-22 du Code général des collectivité
territoriales (ancien L.122-20 du Code des communes) dispose que "le
maire peut, par délégation, être chargé, en
tout ou partie et pour la durée de son mandat (...) 16° d'intenter
au nom de la commune les actions en justice ou de défendre la commune
dans les actions intentées contre elle, dans les cas définis
par le conseil municipal". Le Conseil d'Etat a jugé qu'une
délibération par laquelle le conseil municipal, "vu
l'article L.122-20 du Code des communes" avait délégué
"une partie de ses attributions au maire", et ne précisant
donc pas que le conseil aurait entendu lui déléguer soit
la totalité des attributions mentionnées à cet article
soit une partie seulement et, notamment, celle figurant au paragraphe
16, ne pouvait être regardée comme lui ayant donné
délégation pour défendre la commune dans les actions
intentées contre elle. Il rappelle ainsi la limite de sa tolérance
concernant la rédaction des délibérations portant
délégation au maire. En l'espèce, cette limite a
eu pour conséquence, le maire ne pouvant faire appel au nom de
la commune du jugement d'un tribunal administratif, l'irrecevabilité
de la requête de la commune.
(CE 2 février 2000, Cne Saint-Joseph ; Droit administratif, mars
2000 p.18)
Contrat
CONTRAT D'OCCUPATION DU DOMAINE PUBLIC ET PROPRIÉTÉ
COMMERCIALE. (39-08)
Le titulaire d'une convention d'occupation du domaine public ne dispose
d'aucun droit au renouvellement de sa convention. Une lettre de l'administration
lui indiquant qu'il bénéficie d'une propriété
" quasi commerciale " est sans effet sur ce principe.
(TA de Melun, 9 mars 1999, M. et Mme Noyaler c/ SEMMARIS ; BJCP, 2000
n°8 p.72)
VENTE D'UN BIEN DU DOMAINE PRIVÉ ET CONTRAT
ADMINISTRATIF. (40-08)
Un contrat de vente d'un bien du domaine privé d'une commune est
un contrat administratif s'il comporte des clauses exorbitantes du droit
commun. Tel est le cas d'une clause reconnaissant aux habitants de la
commune et à leurs héritiers un accès à demi-tarif
aux remontées mécaniques de la station de ski.
(TC 15 novembre 1999, Cne de Bourisp c/ Cne de Saint-Lary-Soulan ; BJCP,
2000 n°9 p.148)
CONTRAT PASSÉ ENTRE PERSONNES PRIVÉES
- PERSONNE AGISSANT POUR LE COMPTE D'UNE PERSONNE PUBLIQUE. (41-08)
Un contrat entre personnes privées est en principe un contrat de
droit privé. Il en va autrement dans le cas où l'une des
parties au contrat agit pour le compte d'une personne publique. Pour déterminer
si c'est le cas, le juge prend en compte des critères liés
à la composition du capital social de la société,
le statut des personnels, la destination finale des équipements
en fin d'exploitation.
(CE 7 décembre 1999, Sté Ansaldo Industria, SA Bouygues
; BJCP, 2000 n°9 p.137)
 

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