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 LES
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LE BULLETIN DE CHEUVREUX N° 7 -
FEVRIER 2000

ACTUALITÉ DOCTRINALE

- Alain GOURIO, Professeur à l'ICH : "Le nouveau régime
des renégociations des prêts au logement", JCPN du
22 octobre 1999 p.1522.
Le 6 janvier 1998, la Cour de Cassation (voir Bulletin n°2 réf.
13-02) exigeait pour toute modification des conditions du crédit
une offre préalable comportant toutes les mentions de l'article
L.312-8 du Code de la consommation. La loi du 25 juin 1999 (signalée
au Bulletin n°6) proclame qu'"en cas de renégociation
de prêt, les modifications au contrat de prêt initial sont
apportées sous la seule forme d'un avenant (...)" (nouvel
article L.312-4-1). Cet assouplissement se justifie par le fait que
les renégociations sont surtout le fait des emprunteurs à
qui elles profitent.
Dorénavant, " les modifications du contrat de prêt
initial " à proprement parler (c.a.d. hors changement des
garanties) suivent un formalisme adapté : mention du nouvel échéancier
ainsi que du nouveau TEG et du coût du crédit, calculés
sur l'avenir ; délai de réflexion de 10 jours. La sanction
de ces règles est à rechercher dans la responsabilité
civile et les renégociations passées effectuées
depuis l'entrée en vigueur de l'article L.312-8, en 1990 et favorables
aux emprunteurs (baisse du taux d'intérêt, du montant des
échéances, durée diminuée) sont validées.
- Carole BLOND, Docteur en Droit, ATER à l'Université
d'Angers : "Le renforcement de la protection de l'acheteur d'un
immeuble contre les termites", Droit et Patrimoine n° 75 octobre
1999 p.36.
Cet article analyse la loi du 8 juin 1999 tendant à protéger
les acquéreurs et les propriétaires d'immeubles contre
les termites et autres insectes, xylophages et met en lumière
ses limites.
- Isabelle CASSIN, Avocat à la Cour, SCP Huglo Lepage et associés
: "Le contentieux de la responsabilité pour faute en matière
d'urbanisme : quels risques financiers pour les collectivités
publiques ?", BJDU 4/99 p.246.
La complexité croissante du droit de l'urbanisme favorise les
occasions de mise en cause de la responsabilité des collectivités
dont l'engagement résulte de la seule constatation d'une illégalité
ou d'agissements illégaux. Cet article dresse un bilan exhaustif
de l'état du droit positif en ce domaine.
- Christian DEBOUY, Professeur à la Faculté de Droit et
des sciences sociales de Poitiers : "Une nouvelle étape
pour la coopération intercommunale (Loi n° 99-586 du 12 juillet
1999)", Collectivités territoriales (Juris-Classeur) décembre
1999 p.4.
Une synthèse tout à fait utile de la loi du 12 juillet
1999 sur la coopération intercommunale dite loi Chevènement.
- Yves GAUDEMET, Professeur à la Faculté de Droit de Paris
II : "Délégations de service public - La réattribution
des concessions", Le Moniteur 5 et 12 novembre 1999 p.57 et 54
et Philippe TERNEYRE, Professeur à l'Université de Pau
et des Pays de l'Adour : "La réattribution des concessions
- Pour une autre interprétation de l'affaire Cofiroute",
Le Moniteur 31 décembre 1999 p.52.
La loi du 29 janvier 1993 impose notamment une publicité et une
mise en concurrence pour le choix du délégataire de service
public et limite la durée des conventions. Un délégataire
titulaire peut cependant se porter candidat lors d'une remise en concurrence
de sa convention.
Yves Gaudemet expose les règles à respecter dans le cadre
de cette nouvelle mise en concurrence, ainsi que la meilleure méthode
pour transmettre la convention. Philippe Terneyre commente un arrêt
récent en la matière.
- Christine MAUGÜÉ, Maître des requêtes au Conseil
d'Etat, Professeur associé à l'Université de Paris
II - Laurent DERUY, Avocat à la Cour, Gide Loyrettte Nouel, chargé
d'enseignement à l'Université de Paris II : "Les
cessions de marchés publics et de délégations de
service public", BJCP 6/99 p.494.
La cession de contrat est un thème d'actualité en droit
administratif en raison des mouvements importants de restructurations
et acquisitions de sociétés titulaires, et du renforcement
des procédures de mise en concurrence préalables à
l'attribution des marchés publics ou des délégations
de services publics. Jurisprudence et textes sont assez muets sur le
sujet. Les auteurs font un point précieux en la matière.
- Jérôme COUPE, SCP Huglo Lepage et associés : "Installations
classées : qui est responsable de la remise en état des
sites pollués ?", Le Moniteur 29 octobre 1999 p.70.
Cet article traite du sujet très sensible de la responsabilité
en matière de remise en état des sites pollués,
obligation qui pèse sur l'exploitant ou, à défaut
d'exploitant présent et solvable, sur le détenteur. L'auteur
constate qu'en pratique, la tendance est à l'implication du propriétaire.
- Blandine MALLET-BRICOURT, Maître de conférence à
l'Université de Paris II : "Contribution à l'étude
de la représentation : la substitution de mandataire", Les
Petites Affiches n°253 du 21 décembre 1999 p.13.
Après avoir distingué la substitution de mandataire du
sous-mandat, l'auteur démontre que la première est une
forme juridique de représentation particulière et très
originale, qui a son propre régime juridique.
- Cécile LEGROS, Docteur en Droit, chargée d'enseignement
à l'Université de Rouen : "Plaidoyer pour l'exécution
des lettres d'intention de l'article 98 alinéa 4 de la loi du
24 juillet 1966", Les Petites Affiches n°252 du 20 décembre
1999 p.9.
Selon l'auteur, la jurisprudence soumettant certaines lettres d'intention
à l'autorisation du conseil d'administration prévue par
l'article 98 de la loi du 24 juillet 1966 pour les cautions, avals et
garanties, est inopportune. L'auteur expose en effet que les critères
jurisprudentiels d'application de l'article 98 demeurent ambigus et
que les sanctions du défaut d'autorisation compromettent gravement
les droits du créancier.
- Odile SALVAT, Maître de conférence de droit privé
à l'Université de Caen : "Le cas de la reprise des
engagements de caution par un dirigeant de société",
Les Petites Affiches n°255 du 23 décembre 1999 p.10.
Cette analyse juridique rigoureuse de toutes les méthodes employées
par le dirigeant s'étant porté caution de sa société
à l'effet de transmettre cet engagement à son successeur,
cessionnaire des parts, rappelle les pièges et imprécisions
à éviter, tout en donnant la marche à suivre pour
une cession effective de l'engagement de caution.
- Rencontres Petites Affiches du 2 février 1999 : "Actualité
des voies d'exécution", n° spécial 254 du 22
décembre 1999.
Il est fait un bilan pratique de la loi du 9 juillet 1991, entrée
en vigueur le 1er janvier 1993. Les thèmes abordés sont
le titre exécutoire, la saisie attribution et les autres mesures
d'exécution sur les créances, la saisie des valeurs mobilières,
les procédures civiles d'exécution et les procédures
collectives d'une part, le droit international privé d'autre
part, ainsi que la saisie des navires.
- Pierre CAPOULADE, Conseiller honoraire à la Cour de Cassation
: Chronique de jurisprudence - le classement des combles dans les parties
communes ou privatives d'un immeuble en copropriété (sous
Cass. Civ. 3ème, 9 juin 1999), Revue de droit immobilier juillet-septembre
1999 p.455.
Un utile résumé de jurisprudence à propos du caractère
commun ou privatif des combles, en cas de silence du règlement
de copropriété à ce sujet.
 

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