| |

bulletin en PDF
(383 Ko)

ACTUALITE LEGISLATIVE
ET
REGLEMENTAIRE
ACTUALITE
DOCTRINALE
UN
PROFESSIONNEL,
UN
POINT DE VUE
FLASH
FISCAL
LE
DOSSIER - DROIT
PUBLIC
L'ACTUALITE
JURIDIQUE

Stratégie Patrimoniale

Immobilier Institutionnel

Promotion Immobilière

Urbanisme,
Aménagement
Urbain

Droit Public

Droit Fiscal

Droit des Affaires

Copropriété et
Organisation
Juridique
des
Ensembles
Immobiliers

|
|

 LES
ARCHIVES
LE BULLETIN DE CHEUVREUX N° 6 - NOVEMBRE 1999

L'ACTUALITÉ JURIDIQUE
Urbanisme et Aménagement

Permis de construire
EST-IL POSSIBLE D'OBTENIR CONCOMITAMMENT PLUSIEURS
PERMIS DE CONSTRUIRE SUR UN MÊME TERRAIN ? (29-06)
Le Conseil d'Etat a considéré que la délivrance d'un
second permis sur un même terrain implique " nécessairement
" le retrait du premier. Au vu de l'arrêt, il semble que ce
principe ne vaut que si le premier permis a fait l'objet d'un recours.
Toutefois, pour le commentateur, ce principe n'est pas mis en uvre
uniquement lorsque le permis initial est illégal et doit être
retiré ou lorsque le bénéficiaire en a demandé
l'abrogation ; il l'est dans tous les cas où une nouvelle demande
a été présentée et satisfaite quel qu'en soit
le motif. Cette interprétation, si elle se révèle
exacte, a de nombreuses conséquences pratiques, notamment lorsque
le pétitionnaire dépose un permis modificatif et que celui-ci
se révèle être en fait un nouveau permis.
(CE 31 mars 1999 ; AJDA septembre 1999, p.745)
DANS UNE VEFA, LE VENDEUR PEUT-IL DÉPOSER
UN PERMIS DE CONSTRUIRE MODIFICATIF ? (30-06)
En l'espèce, le maire de Gap avait autorisé une SCI à
construire un immeuble à usage d'habitation et de bureaux destiné
à être vendu en l'état futur d'achèvement sous
le régime de la copropriété. Le gérant de
cette société a déposé un permis modificatif
. Le Conseil d'Etat a considéré que dans une VEFA, la copropriété
naît dès la première vente et que, par conséquent,
compte tenu des termes de l'article R. 421-1 du Code de l'urbanisme et
l'article 25b de la loi du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété,
le vendeur ne peut plus, sans obtenir l'accord de l'assemblée générale
des copropriétaires, déposer de permis modificatif qui porte
atteinte aux droits de copropriétaires, ce qui était le
cas en l'espèce puisqu'il s'agissait de supprimer 7 places de parking.
(CE 5 mai 1999 M et Mme Alaoui ; BJDU 3/1999, p.187)
AFFICHAGE DU PERMIS DE CONSTRUIRE. (31-06)
Cet arrêt est essentiel pour la pratique. Il vient, en effet, préciser
que si le panneau d'affichage comportait des indications précises
permettant d'identifier le permis et d'en prendre connaissance à
la mairie, l'erreur commise en ce qui concerne la hauteur de la construction
n'a pas fait obstacle à ce que l'affichage ainsi réalisé
fasse courir le délai de recours des tiers.
(CE 17 mai 1999 Ferrari req.n°172 918)
PROROGATION ET TRANSFORMATION DE LA SOCIÉTÉ
BÉNÉFICIAIRE. (32-06)
Une société a obtenu un permis de construire. Postérieurement
à sa délivrance, ses parts sociales ont été
transférées à d'autres porteurs et sa forme juridique
a été modifiée. Le Conseil d'Etat a considéré
que cette société ne doit pas être regardée
comme une personne morale nouvelle et peut donc demander sous sa nouvelle
forme une prorogation du permis de construire d'origine.
(CE 11 juin 1999, Association "Urbanisme et environnement" ;
DA août-septembre 1999 p.34)
P.O.S.
CONTENU DU POS. (33-06)
Un POS ne peut pas prévoir dans l'article 5 du règlement
d'une zone relatif aux caractéristiques des terrains qu'il ne sera
possible de construire que sur les parcelles de forme régulière.
(TA de Versailles, 17 décembre 1998, Briatte ; DA juin 1999, p.33)
ZONE NA ET NOTION D'"AMÉNAGEMENT COHÉRENT
DE LA ZONE ". (34-06)
Un POS qui, dans les dispositions relatives à une zone NA, prévoit
seulement que l'opération doit couvrir la totalité de la
zone ne répond pas aux exigences de l'article R. 123-18 du Code
de l'urbanisme qui dispose que les zones NA peuvent être urbanisées
à l'occasion de "la réalisation d'opérations
d'aménagement ou de construction compatibles avec un aménagement
cohérent de la zone tel que défini par le règlement.
(CAA Nancy 22 avril 1999, MM Minck ; BJDU 3/99, p. 230)
Opérations d'aménagement
LES ZAC ET LA NOTION D'OPÉRATION COMPLEXE.
(35-06)
Dans cet arrêt, le Conseil d'Etat considère que l'illégalité
de l'acte de création d'une ZAC peut être invoquée
dans le cadre d'un recours contre l'acte approuvant la passation de la
convention d'aménagement : il considère que l'acte autorisant
la création d'une ZAC et l'acte approuvant la passation d'une convention
confiant à une personne l'aménagement et l'équipement
de ladite zone constituent une même opération et comportent
un lien tel que l'illégalité dont l'acte autorisant la création
de la ZAC serait entachée peut, malgré le caractère
définitif de cet acte, être invoquée à l'appui
d'un recours contre l'acte approuvant la passation de la convention de
réalisation.
(CE 26 mars 1999 SARL Sté d'aménagement de Port Léman
; RFDA juillet-août 1999, p.847)
Préemption et Expropriation
LA NOTE JOINTE À UNE DIA.
(36-06)
Cet arrêt est très intéressant pour la pratique puisqu'
aucune jurisprudence n'était encore intervenue sur ce point. La
Cour de Cassation considère, en effet, qu'aucune disposition légale
n'interdit de compléter l'imprimé de DIA par une annexe,
voire d'y joindre un plan de situation et un plan de masse du terrain.
En l'espèce, la DIA a été considérée
comme valable malgré l'erreur commise sur l'imprimé en ce
qui concerne la superficie du terrain compte tenu des informations comprises
dans la note jointe.
Pour être considérés comme faisant partie intégrante
de cette déclaration d'intention d'aliéner, il doit être
fait mention, sur le formulaire défini par le Code de l'urbanisme,
de l'existence de ces documents annexés ; à défaut,
ces précisions ne seront pas opposables à l'autorité
préemptrice.
(Cass. Civ. 3ème 17 février 1999 Skowronski c/ Laquerrière
; Construction et urbanisme juillet août 1999 n°220 et AJDI
juillet-août 99 p.712)
 

retour au sommaire
|
|