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 LES
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LE BULLETIN DE CHEUVREUX N° 5 - Juin 1999

ACTUALITÉ DOCTRINALE

Jean-Philippe MABRU, Avocat associé, responsable du département
Droit du patrimoine du Bureau Francis Lefèbvre : "Stock-options
et liquidation de communauté : arguments pour une controverse ",
Droit et Patrimoine n°67 janvier 1999 p.32.
La qualification des options de souscription ou d'achat d'actions au regard
du régime légal de la communauté d'acquêts fait l'objet de controverses.
L'analyse ici proposée par l'auteur est la suivante : tant que l'époux
bénéficiaire des stocks-options a la faculté de les exercer, ces biens
constituent des biens propres par nature (article 1404 al 1 du Code civil)
; en revanche, le produit de l'exercice des options, c'est-à-dire les
actions souscrites, constituent des biens communs (article 1401 du Code
civil).
· Louis MARTIN, Docteur ès Sciences Economiques, diplômé d'études
supérieures de droit privé : "Présomption de l'article 751 du CGI
", Droit fiscal 7/99 p.346.
Aux termes de cet article, font partie de la succession du défunt tout
bien lui appartenant en usufruit, la nue-propriété appartenant à un présomptif
héritier ou à une personne interposée, sauf dans certaines hypothèses
où le démembrement est considéré comme sincère, notamment lorsque le démembrement
a pour origine une donation régulière de plus de trois mois. L'auteur
procède à une analyse scrupuleuse des conditions d'application de ce texte
pour conclure que la présomption simple qu'il institue supporte très difficilement
la preuve contraire.
· Alain FOURNIER, Conservateur des Hypothèques : "Division
en volumes et copropriété : un lot de copropriété ne peut pas être divisé
en volumes ", JCPN 5 mars 1999 p.422.
L'auteur souligne en quoi il s'agit d'institutions juridiques totalement
différentes (démembrement de la propriété sans propriété indivise possible
/ organisation de la propriété collective) et note que leurs natures et
régime juridiques propres interdisent la division en volumes d'un lot
de copropriété, mais non l'inverse. Il est rappelé que la division d'un
lot de volume en lots de copropriété doit faire l'objet d'un état descriptif
de division, complément de l'état de division en volumes déjà publié ou
dont la publication est requise simultanément.
· Stéphane PIÉDELIEVRE, Professeur à l'université de Savoie : Note
sous l'arrêt rendu par la 1ère chambre civile de la Cour de Cassation
le 27 mai 1998 (qualification du contrat de prêt immobilier),
Defrénois du 15 janvier 1999 p.21.
Cet arrêt (réf. 14-04 du Bulletin n°4) écartait le caractère réel des
prêts immobiliers aux consommateurs, retenant la formation dès l'acceptation
de l'offre de prêt. L'auteur en souligne les conséquences, notamment en
matière de VEFA où il n'est pas nécessaire d'attendre, comme le droit
commun du prêt, le dernier versement donc l'achèvement des travaux de
construction, pour considérer le contrat comme formé. Il indique également
que l'article L.312-2 du Code de la consommation ne visant que les prêts,
la Cour tend à étendre le dispositif de protection des emprunteurs en
matière immobilière à des contrats ne pouvant prétendre à cette qualification
(tel le prêt à 0%, aide à l'accession à la propriété et non pas prêt stricto
sensu, l'article L.317-12 excluant la remise de la somme allouée entre
les mains de son bénéficiaire).
· Vincent LE COQ, Avocat au barreau des Hauts-de-Seine, Cabinet Fidal
: "Les recours des associations en matière d'urbanisme ",
Droit administratif, février 1999 p.6.
Ces recours sont de plus en plus importants et souvent de nature à bloquer
les opérations de constructions et d'urbanisme et d'aménagement. Cet article
permet de faire le point sur les limites des associations lorsqu'elles
font un tel recours.
· Jean-Jacques GRANELLE, Professeur de sciences économiques à l'université
Paris XII Val-de-Marne : "L'agrément de locaux d'activités en Ile
de France ", Etudes foncières n°82 printemps 1999 p.36.
Cet article plutôt économique que juridique est très intéressant car il
permet d'avoir une vision globale sur une procédure fortement contestée
et d'appréhension difficile.
· Dominique POUYAUD, Professeur à l'université de Rouen : "L'évolution
du contentieux contractuel ", RFDA janvier-février 1999 p.128.
L'auteur commente deux arrêts très importants en matière de contentieux
contractuel : le premier est relatif à la recevabilité d'un recours pour
excès de pouvoir contre les contrats administratifs, le second traite
du sort des contrats après l'annulation des actes détachables.
· Marceau LONG, président de l'Institut de la gestion déléguée :
"Délégations de service public : comment les identifier ",
Le Moniteur 15 janvier 1999 p.42.
Le vice président honoraire du Conseil d'Etat développe un point de vue
tout à fait intéressant sur ce type de contrat et notamment sur les critères
permettant de les identifier.
· Eric DESMORIEUX, Avocat au barreau de Paris : "La France
pourrait devenir le pays privilégié pour l'implantation des centrales
de trésorerie des groupes de sociétés ", Les Petites Affiches
n°22, 1er février 1999
Du fait d'une récente mesure prise par le ministère des finances, les
contraintes fiscales pesant sur les conventions de gestion centralisée
de trésorerie et plus particulièrement sur le versement d'intérêts entre
sociétés d'un même groupe sont éliminées. Cette décision, combinée avec
l'introduction de l'euro est de nature à favoriser le développement de
ce type d'organisation.
· Denis LOCHOUARN, Docteur en droit, ATER à l'université
Jean Moulin - Lyon 3 : "Les conditions de l'exercice professionnel
dans une copropriété ", JCPN 19 mars 1999 p.466.
Cette étude expose les différents problèmes pouvant surgir tant au sujet
de l'installation du professionnel dans la copropriété eu égard aux restrictions,
résultant notamment du règlement de copropriété, à la fois à la liberté
d'installation (clause d'habitation bourgeoise, autorisation de certaines
catégories d'activités, clause de tranquillité ou encore de non concurrence)
et aux possibilités d'affectation des locaux, qu'en ce qui concerne l'exercice
des activités autorisées (droit d'installation des enseignes et des plaques
professionnelles, circulation dans la copropriété...).
 

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