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LE BULLETIN DE CHEUVREUX N° 10
- OCTOBRE 2000

FLASH FISCAL (suite)
CHANGEMENT DE RÉGIME MATRIMONIAL
Une Instruction 10 G-5-00 en date du 10 juillet 2000 est venue apporter
des précisions quant à la perception des droits en cas de
changement de régime matrimonial.
Les nouveaux contrats de mariage sont en principe soumis au droit fixe
d'enregistrement de 500 Francs.
En cas de mutation de droits réels immobiliers, ils sont soumis
à publication au fichier immobilier.
Régime de séparation de biens =>
régime de communauté légale
Dans cette hypothèse, les biens des époux acquis avant
l'adoption du régime de communauté légale restent
des biens propres.
Le changement de régime matrimonial n'a d'effet que pour les biens
acquis postérieurement au changement de régime matrimonial.
En revanche, si dans le nouveau contrat de mariage, il est prévu
de faire entrer dans la communauté des biens immeubles propres
à l'un des époux, il y a mutation de droits réels
immobiliers et, à ce titre, publication au bureau des hypothèques.
Si le nouveau contrat fait entrer dans la communauté un bien immeuble
indivis entre les deux époux, il n'y a pas lieu de procéder
à la publication à condition que l'immeuble soit détenu
à parts égales.
Si ce n'est pas le cas, il y a taxation à hauteur des droits réels
auxquels l'époux bénéficiaire a désormais
vocation.
Régime de séparation de biens =>
régime de communauté universelle
Tous les biens des époux, présents ou à venir, tombent
dans la communauté.
Dès lors, tous les biens immobiliers propres des époux
entrent dans la communauté. Il y a donc mutation de droits réels
immobiliers et en conséquence, publication au bureau des hypothèques.
En revanche, l'entrée dans la communauté d'un immeuble
indivis détenu à parts égales entre les époux
n'est pas soumis à la publication.
Il en va différemment si ce bien était détenu à
parts inégales. Dans cette hypothèse, il y a taxation à
hauteur des droits réels auxquels l'époux bénéficiaire
a désormais vocation.
Régime de communauté => régime
de séparation de biens
Suite au nouveau contrat de mariage, les biens anciennement communs deviennent
des biens détenus en indivision par les époux sans qu'il
y ait lieu à publication au bureau des hypothèques.
Si un partage attribue des droits privatifs sur les biens anciennement
communs, le droit de partage de 1% est dû.
Pour ce qui est des biens propres, le changement de régime n'a
aucune incidence.
Régime de communauté légale
=> régime de communauté universelle
En cas d'apport à la communauté d'un bien propre à
l'un des époux, il y a lieu à publication au bureau des
hypothèques.
Pour les biens dépendant déjà de la communauté,
il n'y a aucune incidence.
Assiette de la taxe de publicité foncière et des salaires
du conservateur des hypothèques :
La taxe de publicité foncière au taux de 0,60 % est assise
sur la valeur déterminée par une déclaration estimative
des immeubles ou droits immobiliers transmis.
La taxe de publicité foncière et les salaires du conservateur
sont assis sur la valeur du droit immobilier conféré à
l'autre époux.
Maître Dominique RICHARD
Maître Caroline DURIN RAVELONANDRO
Avocats à la Cour
 

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