N°3 - Septembre 2006 - 11eme Année

DU COTE DU PARLEMENT

A NOTER AU JOURNAL OFFICIEL

Nouveaux Diagnostics immobiliers et qualification des contrôleurs
Le décret d'application n° 2006-1147 du 14 septembre 2006 relatif au diagnostic de performance énergétique (DPE) et à l'état de l'installation intérieure de gaz dans certains bâtiments est paru au journal officiel du 15 septembre.

En ce qui concerne le DPE

Le DPE (diagnostic de performance énergétique) devra être annexé à tout acte de promesse de vente (ou à défaut à la vente) conclu à partir du 1er novembre 2006.
Un arrêté d'application décrivant précisément le contenu du diagnostic sera prochainement publié.
Sont exclus :
- les constructions provisoires
- les bâtiments indépendants de moins de 50 m 2 de SHOB
- les lieux de culte et les monuments historiques
- les bâtiments neufs dont le permis de construire a été déposé antérieurement au 1er juillet 2007. A compter de cette date, l'obligation s'appliquera également aux bâtiments neufs. Les VEFA sont donc pour l'instant exclues du dispositif (nota : il devra également être joint aux baux à partir de cette date).

En ce qui concerne le diagnostic Gaz

Le décret concerne également le diagnostic Gaz. Il sera obligatoire pour toutes les promesses (et actes de vente) conclues à partir du 1er novembre 2007. Un arrêté d'application est également attendu pour fixer le modèle du diagnostic. Il concernera les installations de Gaz de plus de 15 ans.

Certification de compétence pour les diagnostiqueurs

Le décret n°2006-114 du 5 septembre 2006 détermine quant à lui les professionnels qui pourront délivrer les diagnostics amiante, plomb, termites, performance énergétique et tous les diagnostics à venir : électricité, gaz, assainissement...Le contrôleur devra être certifié personnellement, qu'il soit à son compte ou salarié d'une société. La certification se fera également par domaine (amiante, termite...).Il sera possible de vérifier par internet la certification du diagnostiqueur (il inscrira son nom et numéro sur le constat). Les modalités concrètes de la certification seront établis par arrêtés. L'entrée en vigueur de ce dispositif est le 1er novembre 2007.

Réforme des SACI

L'ordonnance n° 2006-1048 du 25 août 2006 réforme les sociétés anonymes de crédit immobilier en vertu de l'habilitation donnée au gouvernement par l'art. 51 de la loi n° 2006-872 du 13 juillet 2006 portant engagement national pour le logement. Elles sont transformées en sociétés anonymes coopératives d'intérêt collectif pour l'accession à la propriété avec pour échéance le 1er janvier 2008. Elles gardent leur statut de constructeur à vocation sociale mais perdent celui d'établissement de crédit. Elles sont chargées de réaliser des opérations d'accession à la propriété destinées à des personnes dont les ressources n'excèdent pas les plafonds exigés pour bénéficier des prêts dits « à taux zéro ». A titre subsidiaire, elles peuvent exercer des compétences d'aménageur et de prestataire de services dans le domaine de l'habitat, notamment dans un objectif de mixité sociale.

Réforme de la saisie immobilière

Le décret n°2006-936 du 27 juillet 2006 fait suite à l'ordonnance du 21 avril 2006 réformant la saisie immobilière (lire notre bulletin n°2-2006). Cette réforme, qui entrera en vigueur le 1er janvier 2007, modernise profondément cette procédure, qui restait régie par l'ancien code de procédure civile. Le décret rapproche les procédures de saisie immobilière des procédures civiles d'exécution mobilière. Le juge de l'exécution, spécialiste de la matière, sera compétent pour connaître l'ensemble de ces procédures.
Il met en œuvre les orientations de l'ordonnance du 21 avril 2006, notamment en organisation la possibilité pour le débiteur de vendre amiablement son bien saisi, afin d'éviter une vente aux enchères coûteuse et au résultat incertain (création d'une audience d'orientation).
Par ailleurs, le décret améliore la vente aux enchères en développant tout à la fois la transparence et la sécurité des enchères. Enfin, il simplifie considérablement la distribution du prix de vente de l'immeuble, dont le caractère amiable est favorisé.

Vente à la découpe
L’accord collectif sur les congés pour vente par lots du 16 mars 2005 a fait l’objet d’un avis d’extension publié dans le J.O. du 15 août 2006 (p. 12125). Il avait déjà fait l'objet d'un avis au Journal Officiel le 6 avril 2005 mais une majorité d'association de locataires s'étaient opposé à son extension. Depuis la loi Aurillac du 13 juin 2006 (lire notre précédent bulletin), il faut qu'une majorité d'associations de bailleurs et de locataires s'y oppose pour faire échec à son extension. Un prochain décret devrait donc logiquement étendre à tous les bailleurs cet accord protecteur des locataires, conclus il y a près d'un an et demi.

Blanchiment de capitaux et obligation des professionnels libéraux

Un décret n°2006-736 du 26 juin 2006 précise les obligations nouvelles qui s'imposent aux professionnels libéraux en présence de toute opération importante (supérieure à 150 000 euros ) qui se présente dans des conditions inhabituelles de complexité et ne paraît pas avoir de justifications économiques ou d'objet licite. C'est le décret d'application de la loi n°2004-130 du 11 février 2004 qui avait étendu le champ d'application de la déclaration obligatoire de soupçon à certaines professions juridiques.

Le nouveau Code des marchés publics est paru

Le nouveau Code des marché publics est paru au Journal Officiel daté du vendredi 4 août 2006. Attendue depuis le début de l'année, cette version nouvelle était essentiellement motivée par la nécessité d'une mise en conformité avec les règles européennes, mais le gouvernement en a profité pour procéder à quelques ajustements et à des modifications tendant à faire profiter davantage les PME de la commande publique. Sur ce dernier point d'ailleurs, les autorités françaises n'ont pas pu aller aussi loin qu'elles l'auraient souhaité en raison des règles européennes, elles-même conditionnées par celles de l'Organisation mondiale du Commerce. Dans "Le Moniteur" paru ce vendredi 4 août, Christine Lagarde, ministre déléguée au Commerce extérieur, indique dans un entretien qu'elle sollicite de Bruxelles une intervention auprès de l'OMC.
Quant au texte du Code, lui-même, le projet en a été déjà largement commenté dans les colonnes du "Moniteur" ainsi que sur le "Moniblog" consacré sur ce site à l'achat public. Le dialogue entre praticiens va reprendre de plus belle dans ce cadre. les acheteurs publics ont jusqu'au 1er septembre, date d'application, pour peigner appels d'offres et contrats qu'ils avaient sous le coude.
"Le Moniteur" consacrera un cahier spécial au nouveau Code dans son édition du 11 août.
La circulaire du 3 août 2006 portant manuel d'application du code des marchés publics a été publiée au Journal officiel du 04/08/2006.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ECOM0620004C

Code 2006 des marchés publics

Le Code 2006 des marchés publics, tant attendu, a été enfin publié au Journal officiel du 4 août 2006. Le décret 2006-975 du 1er août 2006 portant Code des marchés publics est accompagné d'une circulaire datée du 3 août portant manuel d'application du Code. Attendue depuis le début de l'année, cette version nouvelle était essentiellement motivée par la nécessité d'une mise en conformité avec les règles européennes, mais le gouvernement en a profité pour procéder à quelques ajustements et à des modifications tendant à faire profiter davantage les PME de la commande publique.
Il est applicable à compter du 1er septembre 2006. Il est également paru dans le Journal Officiel du 29 août huit arrêtés d'application daté du 28 août 2006.

Définition des revenus fonciers

Le propriétaire de son habitation principale bénéficie d’un allègement de l’imposition de ses revenus de 10% s’il la loue à la suite d’un déménagement pour raisons professionnelles.
Un décret du 30 mai 2006 précise (à l’article 31, 2 univicies de l’annexe III du Code général des Impôts) les documents qui doivent être joints à la déclaration des revenus de la première année d’imposition au titre de laquelle la déduction est pratiquée.

Nouveaux critères pour la TVA immobilière en cas de rénovation
La loi de finances rectificative pour 2005 a introduit dans ses articles 88 et suivants une série de critères portant définition de ce qu'il convient d'entendre par travaux conduisant à la production d'un immeuble neuf redéfinissant ainsi par voie légale la frontière entre TVA immobilière et droits d'enregistrement pour les transactions portant sur les immeubles anciens devant faire l'objet de travaux de rénovation (critères applicables à compter du 1er janvier 2006).
Les nouveaux critères sont fondés sur des éléments précis : conduisent désormais à la production d'un immeuble neuf, les travaux portant sur la majorité des fondations ou la majorité des éléments hors fondations déterminant la résistance et la rigidité de l'ouvrage, ou la majorité de la consistance des façades (hors ravalement) ou sur l'ensemble des éléments du second œuvre définis par un décret.
Ce décret vient de paraître (décret n° 2006-1002 du 10 août 2006).
Il donne une liste des éléments de second oeuvre concernés :
a. les planchers ne déterminant pas la résistance ou la rigidité de l’ouvrage ;
b. les huisseries extérieures ;
c. les cloisons intérieures ;
d. les installations sanitaires et de plomberie ;
e. les installations électriques ;
f. et, pour les opérations réalisées en métropole, le système de chauffage.
Les travaux de rénovation doivent concerner au moins deux tiers de l'existant pour chacun des éléments mentionnés.
Ces critères recouvrent l'essentiel des cas de rénovation lourde reconnus comme entraînant assujettissement à la TVA immobilière. Toutefois, le décret peut conduire à revoir certains cas d'application, notamment dans le cas où seulement 65% de chacun des critères seraient remplis.

Information et participation du public en matière d'environnement

Le décret n° 2006-578 du 22 mai 2006 modifie la partie réglementaire du Code de l’environnement. Il modifie notamment le régime de la communication des informations environnementales (articles R. 124-1 et s.) et le champ d’application de l’étude d’impact (article R. 122-4). Le contenu de l’arrêté d’organisation de l’enquête publique est enrichi de quatre mentions permettant au public de mieux identifier les modalités et enjeux du projet (article R.123-13). Il en est de même en ce qui concerne le contenu de l’arrêté d’ouverture de l’enquête (installations classées) fixé à l’article 5 du décret du 21 septembre 1977.

Déclaration de projet

Le décret n°2006-629 du 30 mai 2006 vient préciser les conditions d’intervention de la déclaration de projet prévue à l’article L. 126-1 du Code de l’environnement et modifie les seuils d’exigibilité de l’étude d’impact et de l’enquête publique en matière d’éoliennes.

Parcs de stationnement et Etablissement recevant du public (ERP)

Le décret n°2006-646 du 31 mai 2006 a pour objet de créer, de modifier et de supprimer des rubriques de la nomenclature des installations classées. La rubrique de la nomenclature des installations classées n°2935 concernant les parcs de stationnement couverts est supprimée. Les parcs de stationnement couverts ne sont donc plus concernés par la réglementation des installations classées quelque soit le nombre de places.
L’arrêté du 9 mai 2006 portant approbation de dispositions complétant et modifiant le règlement de sécurité contre les risques d'incendie et de panique dans les établissements recevant du public (parcs de stationnement couverts) classe désormais les parcs de stationnement couverts en ERP.
Ce texte crée 43 nouveaux articles PS relatifs aux parcs de stationnement couverts des ERP dans l'arrêté du 25 juin 1980 modifié. Ces dispositions sont applicables rétrocativement à compter du 1er juillet 2006 aux parcs de stationnement couverts de plus de 1000 véhicules et à compter du 8 juillet 2006 pour les autres.

Concession d'aménagement et libre concurrence

Le décret n 2006-959 du 31 juillet 2006 détermine les conditions de passation des concessions d'aménagement et des marchés conclus par les concessionnaires. Ce décret est pris en application de la loi n 2005-809 du 20 juillet 2005 vote afin de mettre en conformité le Code de l'urbanisme avec le droit européen. A cette fin, le décret prévoit les mesures concrètes permettant la mise en oeuvre concrète des principes suivants :
- les concessions publiques d'aménagement peuvent être conclues avec toute personne publique ou prive ;
- ces contrats doivent être conclus en respectant des procédures de publicité et de mise en concurrence préalables, comparables celles habituellement applicables en droit européen et en droit interne pour la passation des concessions ;
- ces contrats doivent préciser, dès le départ, si une participation financière de la collectivité est prévue (cette participation ne pouvant couvrir qu'une partie du coût de l'opération).
- enfin, les marchés conclus par le concessionnaire pour la réalisation de l'opération d'aménagement sont soumis des règles de concurrence adaptes.

Permis de construire : validité suspendue en cas de procédure contentieuse

Le décret n2006-958 du 31 juillet 2006 modifie l'article R. 421-32 du Code de l'urbanisme qui indique, désormais, que la validité d'un permis faisant l'objet d'un recours contentieux est suspendue jusqu'à la notification de la décision juridictionnelle irrévocable. Il est précisé que cette règle s'applique aux permis de construire en cours de validité à la date de la publication du décret (2 août 2006).

Sécurité des ascensceurs

Deux arrêtés du 1er août 2006 ont été publiés à propos des ascenseurs (J.O. du 15 août 2006). L’un est relatif aux travaux de sécurité à réaliser dans les installations d'ascenseurs, l’autre aux contrôles techniques à réaliser dans les installations d'ascenseurs.

Réforme des sûretés : élargissement du champ d'application des nouveaux outils
Le gouvernement décide d'élargir le champ des nouveaux crédits hypothécaires.
Le projet de loi de ratification sur la réforme des sûretés a été adopté en Conseil des ministres. Il ouvre notamment le champ de l'hypothèque rechargeable et du viager hypothécaire, les deux nouveaux crédits créés par la réforme, au privilège de prêteur de deniers. Cette extension va doubler le champ de la réforme, jusqu'à présent réservée aux seuls propriétaires ayant garanti leur logement par une hypothèque et concernant plutôt des biens neufs. Le privilège de prêteur de deniers, utilisé dans l'acquisition de logements anciens, a représenté 20 % des garanties accordées l'an dernier en encours et 16 % en production - autant que l'hypothèque. Il étend la simplification de la mainlevée, d'ores et déjà réalisée pour l'hypothèque conventionnelle, aux hypothèques légales et judiciaires ainsi qu'aux privilèges. Il étend également le bénéfice de la purge amiable et de l'attribution judiciaire à toutes les hypothèques et aux privilèges.
Le projet de loi de ratification doit cependant encore être voté par le Parlement.

Complétant la réforme des sûretés, un décret entérine la promesse du gouvernement de baisser de moitié le salaire des conservateurs sur le rechargement de l'hypothèque et sur les procédures de mainlevées (décret n° 2006-729 du 22 juin 2006 relatif au salaire du conservateur des hypothèques).

REPONSES MINISTERIELLES

Loi Carrez et droit d’enregistrement

En cas de réduction du prix à raison d’une superficie réelle inférieure de plus de 5% à celle exprimée dans l’acte de vente conformément à la loi Carrez, le contribuable acquéreur peut déposer une réclamation sur l’assiette des droits d’enregistrement. La réclamation doit être formée avant le 31 décembre de la 2ème année qui suit soit le prononcé de la décision judiciaire fixant définitivement le prix de cession, soit la conclusion entre les parties d’un accord amiable portant réduction du prix.
Rep Min 14 février 2006 JO AN Q.14 mars 2006 – Rép Defr. N°8 -30/04/06 – p 693 numéro 38381

Révocabilité des donations entre époux

Une réponse ministérielle en date du 7 mars 2006 confirme que la loi du 26 mai 2004 prévoyant l’irrévocabilité des donations de biens présents entre époux ne s’applique qu’aux donations consenties après le 1er janvier 2005 ; les donations entre époux antérieures demeurant librement révocables. Pour les donations postérieures au 1er janvier 2005, il n’est pas possible de prévoir « dans l’état actuel des textes « conventionnellement de possibilité de révocation, même pour des clauses de réversion d’usufruit.
Rep Min 68141 JO AN 7 mars 2006 p 2575
Toutefois la réforme des successions ( loi du 23 juin 2006 ) a modifié le texte de l’article 1096 et prévu des mesures transitoires en ce qui concerne certaines donations entre époux. Notamment, sauf clause contraire, les donations de biens présents qui ne prennent pas effet au cours du mariage, consenties entre le 1er janvier 2005 et la date d'entrée en vigueur de la présente loi, sont librement révocables dans les conditions prévues par l'article 1096 du code civil dans sa rédaction antérieure au 1er janvier 2005.

A NOTER AUX BULLETINS OFFICIELS

Risques sanitaires liés à une exposition à l’amiante

Une circulaire interministérielle du 14 juin 2006 concerne la protection de la population contre les risques sanitaires liés à une exposition à l’amiante dans les immeubles bâtis. Cette circulaire a pour objectif de compléter les missions relatives au suivi et au contrôle de la réglementation et de s’assurer que les propriétaires ont réalisé les repérages et les travaux et le cas échéant, ont constitué un dossier technique amiante (DTA).
Cette circulaire demande aux préfets de région et de département de réaliser, dès le second semestre 2006, des contrôles ciblés de la mise en œuvre de la réglementation concernant l’amiante en priorité dans :
1- les établissements de santé, médico-sociaux et sociaux ;
2- les bâtiments accueillant des enfants ;
3- les immeubles de grande hauteur (IGH) ou établissements recevant du public (ERP) de 1ère catégorie (avant fin 2006) et de 2ème catégorie (avant fin 2007).
Pour les autres immeubles, un contrôle exhaustif n’est pas envisageable. Mais une vérification que le DTA a bien été fait devra être pratiqué à l’occasion de contrôles sur d’autres aspects de la réglementation.
Circulaire interministérielle n° DGS/2006-271 – 2006-48 UHC/QC1 du 14 juin 2006 - BO Equipement n° 2006/13 du 25 juillet 2006

Archéologie préventive et installations classées

L'objet de la circulaire n°2006/003 du 17 février 2006 (BO min. culture n°153, janv.-fev. 2006) est d'apporter des indications nécessaires aux opérations de liquidation et recouvrement de la redevance d'archéologie préventive, en ce qui concerne les installations classées, afin de mettre en œuvre les dispositions prévues par les articles L. 521-1 et suivants du Code du patrimoine. Elle remplace les dispositions relatives aux installations classées prévues par la circulaire du ministre de la culture et de la communication datée du 29 avril 2004.

Evaluation des incidences de certains documents d’urbanisme sur l’environnement

La circulaire UHC/PA2 n°2006-16 du 6 mars 2006 ne porte que sur les schémas de cohérence territoriale (SCOT) et les plans locaux d’urbanisme (PLU) soumis à la nouvelle procédure d’évaluation environnementale. Cette circulaire vient apporter des précisions aux conditions de réalisation de l’évaluation environnementale. Cette procédure s’applique en premier lieu aux SCOT, dont l’échelle territoriale est la plus adaptée pour analyser les choix et les orientations d’aménagement au regard des exigences environnementales. Elle s’applique en second lieu à certains PLU susceptibles d’avoir une incidence notable sur l’environnement.
Une note technique relative à cette évaluation environnementale est jointe à la circulaire, elle concerne notamment le champ d’application de la procédure d’évaluation environnementale instaurée par l’ordonnance du 3 juin 2004, la procédure d’évaluation environnementale.

Prestation compensatoire

La fiscalité de la prestation compensatoire versée en cas de divorce vient d'être commentée par l'administration fiscale. L'instruction précise le champ d'application de la réduction d'impôt à tous les versements (capital et, désormais, biens en propriété et droit temporaire ou viager d'usage, d'habitation ou d'usufruit). En outre, l'instruction rappelle que, pour le créancier, les versements de la prestation compensatoire, sous forme de capital, sont désormais soumis au droit fixe de 125 € (contre 75 € auparavant). Enfin, elle apporte également des précisions sur l'incidence fiscale de deux aménagements de la législation civile : la libéralisation anticipée du capital à l'initiative du débiteur ainsi que le règlement de la prestation compensatoire par les héritiers du débiteur décédé.
BOI 5 B-21-06 n° 119 du 17 juillet 2006
A lire également en complément, la circulaire du Ministère de la Justice n°102 (CIV 2006-07 C1/31-05-2006) du 31 mai 2006 qui fait le point sur les droits d'enregistrement applicables à la prestation compensatoires et aux formalités d'enregistrement des décisions concernant cette dernière.

Droits de donation et dettes du donateur

L'instruction commente l'application de l'art. 776 bis du CGI permettant, à compter de 2005, de déduire de la base des droits de donation les dettes du donateur grevant les biens donnés. Elle précise que la dette doit être certaine, grever le bien donné au titre de son acquisition ou de sa conservation et résulter d'un contrat passé par le donateur en dehors du cercle familial. Sa prise en charge par le donataire doit être notifiée au créancier.
BOI 7 G-7-06 n°126 du 27 juillet 2006

Plus-values immobilières : nouveau cas d'exonération

L'administration fiscale rappelle dans une récente instruction que les particuliers bénéficient d'une exonération temporaire en matière de plus-value immobilière lorsqu'ils cèdent un bien à une collectivité territoriale (commune, département, région) en vue de sa cession à un organisme en charge du logement social (article 15 de la loi ENL). Celle-ci s'applique quels que soient la qualité du cédant et le lieu de situation de l'immeuble. La cession à l'organisme social doit intervenir dans un délai d'un an, faute de quoi la collectivité territoriale est tenue de reverser à l'Etat le montant de la plus-value immobilière normalement dû. Le dispositif, institué par la loi du 13.07.2006 portant engagement national pour le logement, s'applique aux cessions d'immeubles intervenant entre le 17 juillet 2006 et le 31 décembre 2007.
BOI8 M-3-06 :  n° 143 du 25 août 2006

Successions et abattement global

la loi de finances pour 2005 a institué un abattement global de 50 000 € sur l’actif net successoral recueilli soit par les enfants ou les descendants du défunt et le conjoint survivant soit exclusivement par le conjoint survivant. La loi de finances pour 2006 a précisé les modalités de répartition de cet abattement global entre les bénéficiaires.
Cette instruction expose les conditions d’application du dispositif de l’abattement global de 50 000€ au regard de certaines situations particulières.
BOI 7 G-5-06 : n° 94 du 7 juin 2006

Le nouveau PLU de Paris
Le PLU de Paris a été approuvé le 12 juin 2006. Comme la ville de Paris n’est pas couverte par un SCOT (article L. 123-12), le PLU ne sera exécutoire qu’un mois après sa transmission au Préfet (vraisemblablement fin septembre).
L’ancien plan local d’urbanisme comportait 11 zones principales auxquelles s’ajoutaient 43 plans d’aménagement de zone et 7 POS de quartier. Le nouveau PLU dans un objectif de simplification prévoit quatre grandes zones :
- La zone naturelle et forestière (17% du territoire) couvre les bois de Vincennes et de Boulogne et leur assure une protection renforcée.
- La zone urbaine verte (9,3% du territoire) à vocation paysagère et récréative s’applique aux parcs et jardins cimetières, stades, et autres espaces peu construits.
- La zone des grands services urbains (GSU) (4,6% du territoire) est une zone de conception nouvelle ; elle regroupe les principales emprises (RFF, SNCF, AP-HP, Port autonome de Paris…) destinées à accueillir les services publics et privés utiles au fonctionnement de la ville (activités logistiques, hôpitaux, centres de tri des déchets, parcs d’exposition…)
- La zone urbaine générale (66% du territoire) dans laquelle s’applique le COS global de 3. Les secteurs de « maisons et villas » et les secteurs d’aménagement échappent au COS. La zone urbaine générale est elle-même divisée en deux secteurs : le secteur de protection de l’habitat à l’ouest et au centre (COS emploi limité à 1) ; le secteur d’incitation à la mixité habitat emploi au nord, à l’est et au sud (COS identique de 3 pour l’habitat et l’emploi).

Les principales dispositions sont les suivantes :
Le logement social
- La réalisation de 25% de logements sociaux dans tout programme d’habitation de plus de 800 m² SHON, situés dans la zone « cible », déficitaire en logement social (45% du territoire parisien) est rendue obligatoire.
- 105 emplacements réservés ont été créés. Les réserves instituent une servitude qui consiste, selon cinq formules différentes, à imposer la réalisation de logements sociaux.
La protection du patrimoine
- Plus de 4000 nouveaux bâtiments ou ensembles bâtis sont protégés.
Le commerce et l’artisanat
- 253,7 km de voies commerçantes sont protégées. Trois niveaux de protection sont prévus : protection du commerce et de l’artisanat (le changement de destination de locaux commerciaux existants à rez-de-chaussée sur rue est interdit) ; protection renforcée sur 19 km (obligation de réaliser à l’occasion d’opérations immobilières des locaux destinés aux commerces ou à l’artisanat, en rez-de-chaussée) et protection particulière de l’artisanat sur 21,5 km (l’artisanat ne peut se transformer en une autre destination ; le commerce ne peut être transformé qu’en commerce ou artisanat).
Le stationnement
- Il est prévu obligation de réaliser une place de stationnement pour 100 m² de logement dans les programmes supérieurs à 1000 m² (une place au minimum par logement dans l’ancien POS). Pour les autres destinations, il n’y a pas d’obligation.
Le COS de fait
- Le COS de fait est maintenu. Une nouvelle condition a été ajoutée dans le secteur de protection de l’habitation. Une attention particulière devra être portée aux immeubles dont les caractéristiques architecturales préservées permettent d’envisager un retour à la destination originelle d’habitation.