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ou Comment faciliter les opérations immobilières des personnes publiques. Michèle RAUNET
Comme chaque année également, les quatre commissions chargées d'étudier ces différents thèmes ont formulé des propositions. L'idée directrice qui a guidé l'ensemble des travaux du Congrès a été l'amélioration de la sécurité juridique des opérations immobilières en ce domaine. La première commission a été consacrée au régime général du droit des collectivités locales et a fait des propositions tendant essentiellement à sécuriser l'acte notarié. Il s'agit notamment de permettre au notaire ou à toute personne intéressée, de connaître précisément les transferts de compétences entre les communes et les établissements publics de coopération intercommunale, de réduire les délais des recours susceptibles d'être intentés dans le cadre du contrôle de légalité, de supprimer le déféré préfectoral sur demande, de prévoir une notification des recours faits contre les décisions individuelles des collectivités locales et de EPCI. L'objectif essentiel de ces propositions est de garantir, qu'une fois passé, l'acte ne puisse plus être remis en cause. Les travaux des 2ème et 3ème commissions concernant respectivement les "propriétés publiques" et "les investissements immobiliers des collectivités locales" ont abordé plus spécifiquement le domaine de l'immobilier. Elles ont eu pour objectif essentiel d'opérer dans le respect des principes généraux du droit administratif toute une série de réglage du droit positif de nature à faciliter et donc à sécuriser les opérations immobilières des personnes publiques. Les principales propositions peuvent se décliner en trois grandes catégories :
1 - "les collectivités locales, le renouveau contractuel", Notaires de France 97ème Congrès, ACNF, 2001
1.1 - Le champ d'application de la domanialité publique se caractérise par deux éléments d'incertitude importants :
1.2 - Enfin, la pratique démontre régulièrement l'incompatibilité entre le statut d'entreprise publique de certains établissements publics à caractère industriel et commercial, comme la Poste ou la SNCF et le régime de la domanialité publique dont l'arrêt EDF du 23 octobre 1998 a rappelé qu'il s'appliquait de la même manière à toutes les personnes publiques. Dans cette logique, la deuxième commission a proposé que soit mise en place une autre technique juridique de protection des biens appartenant aux EPIC, adaptée aux caractéristiques de chacun d'eux consistant en l'établissement d'un cahier des charges auquel seraient soumis les biens nécessaires à la continuité du service public. Le mouvement est d'ailleurs en cours puisque le projet de loi MURCEF actuellement examiné au Parlement prévoit ce type de mesures pour le patrimoine immobilier de la Poste.
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